Médicaments - Profils d'effets indésirables de médicaments psychotropes - manuel de pharmacovigilance

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Médicaments - Profils d'effets indésirables de médicaments psychotropes - manuel de pharmacovigilance

Message  Invité le Dim 13 Oct 2013 - 13:12


©Prescrire Novembre 2011



Petit manuel de Pharmacovigilance et Pharmacologie clinique

1.2 - Profils d'effets indésirables de médicaments psychotropes

Profil d'effets indésirables des neuroleptiques
Le profil d'effets indésirables des neuroleptiques est principalement constitué de :


  • effets sédatifs : particulièrement intenses pour certaines phénothiazines telles que la chlorpromazine ou la lévomépromazine ; moins marqués pour d'autres phénothiazines telles que la fluphénazine, la perphénazine, les butyrophénones, les benzamides ;
  • effets extrapyramidaux : dystonies et dyskinésies, syndromes parkinsoniens, akathisies, dyskinésies tardives ; rares syndromes malins des neuroleptiques ;
  • atteintes musculaires, rhabdomyolyses ;
  • hypotensions artérielles (par effet alphabloquant) : à l'origine de syncopes lors d'une utilisation par voie injectable chez des patients agités ;
  • troubles de la régulation thermique, avec hypothermie lors d'exposition au froid, et hyperthermie en cas d'exposition à la chaleur ;
  • convulsions ;
  • symptômes atropiniques d'intensité variable selon les neuroleptiques, dont des constipations, iléus et perforations digestives ;
  • hyperprolactinémies, gynécomasties et galactorrhées, troubles menstruels, une augmentations de la fréquence des cancers du sein a été envisagée :
  • troubles sexuels dont des priapismes ;
  • chez les enfants : troubles de la croissance staturopondérale, troubles pubertaires ;
  • allongements de l'intervalle QT  de l'électrocardiogramme et troubles du rythme cardiaque ventriculaire graves, dont des torsades de pointes ;
  • myocardites, liées à la clozapine notamment ;
  • troubles thromboemboliques veineux ;
  • idées et comportements suicidaires ;
  • apathies, sensations vertigineuses ;
  • prises de poids, hyperlipidémies,  hyperglycémies et diabètes, particulièrement marqués pour les neuroleptiques dits “atypiques” tels l'olanzapine, l'amisulpride, la quétiapine, etc. ;
  • incontinences urinaires ;
  • troubles de la déglutition exposant à des fausses routes, des pneumonies, des pertes de poids ;
  • agranulocytoses, relativement fréquentes avec la clozapine, qui motivent une surveillance hématologique particulière ;
  • photosensibilisations et pigmentations cutanées pour certaines phénothiazines ;
  • cataractes et hypothyroïdies pour la quétiapine.
Les intoxications aiguës semblent plus graves avec la quétiapine qu'avec d'autres neuroleptiques.

Des essais et des études épidémiologiques ont montré que la mortalité de patients âgés déments était augmentée sous neuroleptiques ; un essai a montré une diminution de mortalité après arrêt du neuroleptique. Chez les personnes âgées atteintes de démence, le risque d'accidents vasculaires cérébraux est augmenté.


study   Lire la liste des EI pour les molécules suivantes en ligne    study

Profil d'effets indésirables des IRS
Le profil d'effets indésirables des antidépresseurs inhibiteurs dits sélectifs de la recapture de la sérotonine (IRS) (paroxétine, etc.) est homogène et comporte surtout : =>

Profil d'effets indésirables de la venlafaxine
Le profil d'effets indésirables de la venlafaxine est surtout constitué de :

Profil d'effets indésirables de la miansérine et de la mirtazapine
Le profil d'effets indésirables de la miansérine et de la mirtazapine est principalement constitué de :

Profil d'effets indésirables des benzodiazépines et apparentés[
Le profil d'effets indésirables des benzodiazépines est surtout constitué de :

Profil d'effets indésirables du lithium
Le profil d'effets indésirables du lithium est principalement constitué de :

Profil d'effets indésirables des anticholinestérasiques
Le profil d'effets indésirables des anticholinestérasiques (donépézil,  galantamine, rivastigmine) est principalement constitué de :


=>  [ lien ]

Tiré de : Rev Prescrire 2011 ; 31 (338 suppl. interactions médicamenteuses) : 325-352 + 281-287.

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Re: Médicaments - Profils d'effets indésirables de médicaments psychotropes - manuel de pharmacovigilance

Message  Invité le Jeu 17 Oct 2013 - 8:13

Coucou c*rail ,

Merci pour le partage , tu as toujours su choisir les sujets qui sont utile à l'aide des gens en souffrance merci 
Prend bien soin de toi ma belle
Bonne journée
soleil 

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17 médicaments psy et neuro plus dangereux qu'utiles selon Prescrire (2014)

Message  Andrée le Lun 3 Fév 2014 - 17:55

17 médicaments psy et neuro plus dangereux qu'utiles selon Prescrire (2014)

Soumis par Gestion le 31 janvier 2014



La revue Prescrire a publié, pour la deuxième année, son bilan des médicaments plus dangereux qu’utiles qu'il vaut mieux éviter.
Elle recense une liste de 68 médicaments commercialisés en France parmi lesquels 17 sont utilisés en neurologie et en psychiatrie.

Ces médicaments figurent dans la liste pour l'une des raisons suivantes: ils peuvent être efficaces mais exposer à des risques disproportionnés; être anciens et dépassés par d'autres qui ont une balance bénéfices-risques plus favorable; être récents et avoir une balance bénéfices-risques moins favorable que des plus anciens; ou encore ne pas avoir d'efficacité démontrée au-delà de l'effet placebo alors qu'ils exposent à des effets secondaires indésirables graves.

Voici la liste de ces médicaments (Notez que certains se retrouvent aussi sous d'autres noms commerciaux. Pour vérifier si votre médicament figure dans cette liste, utilisez son appellation générique):

Psychiatrie et dépendances

Antidépresseurs

Plusieurs antidépresseurs exposent plus que d’autres à des risques graves, sans avoir une meilleure efficacité (laquelle est généralement modeste, souvent d’apparition lente).




- L’agomélatine (Valdoxan)
a une efficacité non démontrée, expose à des hépatites et des pancréatites, des suicides et des agressions ainsi que des atteintes cutanées graves (dont des syndromes de Stevens-Johnson)

- La duloxétine (Cymbalta)
un inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, expose aux effets indésirables des antidépresseurs inhibiteurs dits sélectifs de la recapture de la sérotonine (IRS), et en plus à des troubles cardiaques liés à son activité noradrénergique, dont des hypertensions artérielles, des tachycardies, des troubles du rythme cardiaque. Elle expose aussi à des hépatites et des hypersensibilités avec des atteintes cutanées graves (dont des syndromes de Stevens-Johnson)

- Le milnacipran (Ixel ou autre) et la venlafaxine (Effexor LP ou autre)
ont une activité sérotoninergique et une activité noradrénergique. Ils exposent aux effets secondaires indésirables des antidépresseurs IRS, et en plus à des troubles cardiaques liés à leur activité noradrénergique, dont des hypertensions artérielles, des tachycardies, des troubles du rythme cardiaque, et des allongements de l’intervalle QT de l’électrocardiogramme pour la venlafaxine.

- La tianeptine (Stablon)
d’efficacité non démontrée, expose à des hépatites, des atteintes cutanées graves parfois mortelles dont des éruptions bulleuses, et des toxicomanies.

Autres psychotropes

 -  L’asénapine (Sycrest), neuroleptique (antipsychotique)
plutôt moins efficace que d’autres neuroleptiques dans les épisodes maniaques chez les patients atteints de trouble bipolaire, expose à des hypersensibilités (angiœdèmes, hypotensions, gonflements de la langue) parfois graves et des hypoesthésies, des effets indésirables qui s’ajoutent inutilement au profil d’effets indésirables des neuroleptiques en général.

 -  La dapoxétine (Priligy),

inhibiteur dit sélectif de la recapture de la sérotonine (tel que la classe la plus fréquente d'antidépresseurs), prescrit pour traiter l'éjaculation précoce; il ""a une efficacité très modeste en cas d’insatisfaction sexuelle en raison d’un délai d’éjaculation trop court. Les effets indésirables sont disproportionnés avec des accès d’agressivité, des syndromes sérotoninergiques, des syncopes. Choisir des techniques psychocomportementales est plus prudent."".

_   L’étifoxine (Stresam)
d’efficacité mal évaluée dans l’anxiété, expose à des hépatites et à des hypersensibilités graves (dont des syndromes d’hypersensibilité multi-organique (alias Dress), des syndromes de Stevens-Johnson et de Lyell). Quand un anxiolytique est souhaitable, il est beaucoup plus prudent de choisir une benzodiazépine pour une durée la plus courte possible.

Sevrage tabagique

 -  La bupropione (Zyban)
un ""amphétaminique, expose à des troubles neuropsychiques (dont des agressivités, des dépressions, des idées suicidaires), des réactions allergiques parfois graves (dont des angiœdèmes, des syndromes de Stevens-Johnson), des dépendances, et des malformations cardiaques congénitales en cas d’exposition in utero.

 -  La varénicline (Champix)
expose à des dépressions, des suicides, des éruptions cutanées graves (dont des syndromes de Stevens-Johnson) et des troubles cardiaques (dont des angors et infarctus du myocarde, des fibrillations auriculaires).

Neurologie

Maladie d’Alzheimer

Les médicaments de la maladie d'Alzheimer disponibles en 2014 ont une efficacité minime et transitoire. Ils sont peu maniables en raison des effets indésirables disproportionnés et exposent à de nombreuses interactions. Aucun de ces médicaments n’a d’efficacité démontrée pour ralentir l’évolution vers la dépendance et ils exposent à des effets indésirables graves, parfois mortels.
Ces médicaments sont:

  - Les anticholinestérasiques:
       Le donépézil (Aricept ou autre)
       La galantamine (Reminyl ou autre)
       La rivastigmine (Exelon ou autre)

   Ils exposent à des troubles digestifs dont des vomissements parfois graves; des troubles neuropsychiques; des troubles cardiaques, dont des bradycardies, des malaises et des syncopes, et des troubles de la conduction (électrique) cardiaque.

 -  La mémantine (Ebixa ou autre)
un antagoniste de récepteurs du neurotransmetteur glutamate, ""expose à des troubles neuropsychiques tels qu’hallucinations, confusions, sensations vertigineuses, céphalées, conduisant parfois à des comportements violents, des convulsions"".

Mieux vaut se concentrer sur l’aide à l’organisation du quotidien, le maintien d’activité, l’accompagnement et l’aide de l’entourage, estime la revue.

Migraine

Deux neuroleptiques (antipsychotiques) utilisés ""en prévention des crises de migraine, ont une efficacité au mieux modeste (…) mais exposent à des troubles extrapyramidaux (neurologiques moteurs et musculaires), des troubles cardiaques et des prises de poids"".
Ce sont:

 -  La flunarizine (Sibelium), efficacité d'environ une crise en moins tous les deux mois
  - L’oxétorone (Nocertone)

""Choisir d’autres options tel que le propranolol (Avlocardyl ou autre) est plus prudent"", indique la revue.

Maladie de Parkinson

   La tolcapone (Tasmar) expose à des atteintes hépatiques (foie) parfois mortelles. ""Quand les options thérapeutiques sont épuisées, il est beaucoup plus prudent de choisir l’entacapone (Comtan ou autre).""

Pour plus d'informations, voyez l'article de Prescrire : Pour mieux soigner, des médicaments à écarter: bilan 2014 (pdf).

Voyez également:

   Liste de 68 médicaments "plus dangereux qu'utiles" de la revue Prescrire (2014)
   Médicaments : dernières actualités

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http://www.psychomedia.qc.ca/medicaments/2014-01-31/dangereux-psychiatriques-neurologiques-liste-68-revue-prescrire


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Re: Médicaments - Profils d'effets indésirables de médicaments psychotropes - manuel de pharmacovigilance

Message  Invité le Mar 4 Fév 2014 - 12:41

c'est simple , j'ai tout laissé tomber en médicaments psy .
A ne faire sous aucun prétexte ;
Depuis l'âge de 20 ans où je ne compte plus les médocs avalés (sans parler de TS aux médocs : 3 lavages d'estomas tout de même ) mon état physique est complètement délabré  Embarassed

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Risque de mortalité doublée pour les consommateurs d’anxiolytiques

Message  Andrée le Ven 28 Mar 2014 - 18:17

Risque de mortalité doublée pour les consommateurs d’anxiolytiques







Publié le 23/03/2014


La France reste l’un des pays européens les plus gros consommateurs d’anxiolytiques et d’hypnotiques, avec 131 millions de boîtes vendues en 2012, dont 53,2 % d’anxiolytiques et 40,5 % d’hypnotiques.
Le Royaume-Uni en revanche fait partie des pays où ces prescriptions sont les moins fréquentes.
Il n’en demeure pas moins que plus de 16 millions de prescriptions y ont été délivrées en 2011-2012, pour un coût total annuel de plus de 73 millions d’euros. Les benzodiazépines sont les plus prescrites, suivies par les composés Z, zolpidem, zopiclone et zaleplon.
Les effets indésirables de ces médicaments sont pourtant bien connus, allant des troubles psychomoteurs, avec risque d’accidents ou de chute, à la démence, en passant par le cancer et divers problèmes infectieux.
Certains travaux ont suggéré un risque accru de mortalité, mais les différentes études sur le sujet livrent des résultats contradictoires.
Le British Medical Journal publie les résultats d’une étude rétrospective de cohorte incluant plus de 100 mille patients de plus de 16 ans. Les uns (n = 34 727) avaient reçu une première prescription d’anxiolytique et/ou d’hypnotiques entre 1998 et 2001, les autres non (n = 69 418). Le suivi est en moyenne de 7,6 ans (0,1 à 13,4 ans).

Il apparaît que les patients ayant reçu une ou plusieurs prescriptions d’anxiolytiques ou d’hypnotiques ont un risque de décès 2 fois plus élevé que ceux qui n’en ont jamais reçu, après ajustement pour plusieurs facteurs confondants comme les comorbidités physiques ou psychiatriques, les troubles du sommeil et les autres médicaments consommés.
Le risque, qui augmente avec les doses prescrites, reste élevé pour les patients qui n’ont reçu des anxiolytiques ou hypnotiques qu’au cours de la première année (Hazard Ratio 1,75) du suivi.
La mortalité cumulée pendant la totalité du suivi est de 26,46 pour 100 patients ayant reçu ces molécules, contre 16,82 pour 100 patients témoins.
Après exclusion des décès ayant eu lieu dans la première année du suivi, il reste 4 décès « en excès » en lien avec la consommation de ces médicaments pour 100 personnes suivies pendant environ 7,6 ans après leur première prescription.
Les auteurs reconnaissent que, s’agissant d’une étude observationnelle, des facteurs confondants peuvent avoir biaisé les résultats. Ces derniers doivent donc être interprétés avec précaution.

Dr Roseline Péluchon

RÉFÉRENCES
Weich S. et coll. : Effect of anxiolytic and hypnotic drug prescriptions on mortality hazards: retrospective cohort study. BMJ 2014; 348: g1996. doi: 10.1136/bmj.g1996

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http://psyzoom.blogspot.fr/2014/03/risque-de-mortalite-doublee-pour-les.html#more

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Médicaments : dangers d'écraser les comprimés ou d'ouvrir les gélules

Message  Andrée le Sam 29 Mar 2014 - 9:11

Médicaments : dangers d'écraser les comprimés ou d'ouvrir les gélules



Soumis par Gestion le 28 mars 2014

Écraser des comprimés ou ouvrir des gélules expose à des surdoses parfois graves, des sous-doses inefficaces, et d'autres conséquences graves pour les patients et les personnes qui manipulent les médicaments, met en garde la revue Prescrire.

Certaines personnes ont des difficultés à avaler des comprimés ou des gélules. Pour cette raison, les comprimés sont parfois écrasés ou les gélules ouvertes pour mélanger le médicament avec de la nourriture ou un liquide. Cela peut entraîner une modification de l'absorption de la substance active.

""Le risque de surdose est d'autant plus important que l'écart entre dose efficace et dose toxique est étroit. Une surdose s'observe notamment quand une forme à libération prolongée est détériorée.""

""À l'inverse, une sous-dose est à prévoir quand une protection gastrorésistante est détruite par broyage.""

""Le broyage de comprimés ou l'ouverture de gélules peut aussi exposer à une amertume prononcée, à des ulcérations de la bouche ou de l'appareil digestif, parfois à des perforations intestinales.""

""De plus, les doses administrées sont alors incomplètes et parfois la substance active est altérée.""

""Si le dispositif d'écrasement est commun à plusieurs patients (en institution), il peut y avoir contamination croisée, avec risque d'incompatibilités des substances entre elles. L'exposition directe aux substances actives des soignants, de l'entourage ou du patient lui-même peut être à l'origine de réactions diverses. Certaines substances libérées par broyage ou ouverture de gélule sont cancérogènes, tératogènes ou fœtotoxiques pour l'entourage.""

S'il n'existe pas ""d'autre voie ou forme pour un médicament, mieux vaut bien se renseigner sur les risques liés à l'écrasement ou l'ouverture du médicament, et parfois opter pour un médicament voisin mieux adapté, conclut la revue.""

Psychomédia avec source: Revue Prescrire.
Tous droits réservés
 
http://www.psychomedia.qc.ca/medicaments/2014-03-28/danger-ouvrir-gelule-ecraser-comprime


Voir également
DOSSIER Santé mentale et médicaments psychotropes


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http://www.psychomedia.qc.ca/sante-mentale/dossier/sante-mentale-et-medicaments-psychotropes

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Les anxiolytiques et somnifères liés à une mortalité accrue (nouvelle grande étude)

Message  Andrée le Sam 12 Avr 2014 - 6:15

Les anxiolytiques et somnifères liés à une mortalité accrue (nouvelle grande étude)



Soumis par Gestion le 28 mars 2014


Des médicaments anxiolytiques (anti-anxiété) et hypnotiques (somnifères) fréquemment prescrits sont liés à un risque accru de décès prématuré, selon une grande étude publiée dans le British Medical Journal (BMJ).

Scott Weich de l'Université de Warwick et ses collègues ont analysé des données concernant 34,727 Britanniques, suivis pendant plus de 7 ans, qui se sont fait prescrire pour une première fois un médicament anxiolytique, un médicament hypnotique (somnifère), ou les deux, entre 1998 et 2001.
Ces données ont été comparées à celles d'un groupe de 69,418 personnes qui ne se sont pas fait prescrire ces médicaments.

Les médicaments contre l'anxiété et l'insomnie les plus couramment prescrits étaient
le diazépam (Valium, 16638 personnes, soit 47,9%), le témazépam (Normison, Restoril, 12 208 personnes, soit 35,1%), et la zopiclone (Imovane, 11764 personnes, soit 34,1%).

Les personnes qui avaient pris des médicaments anxiolytiques ou des somnifères avaient un risque de décès 2 fois plus élevé de décès prématuré.
Ce, même après avoir tenu compte dans l'analyse de l'effet d'autres facteurs pouvant influencer le risque de décès tels que les troubles traités
(trouble du sommeil, troubles anxieux et autres troubles psychiatriques), les autres médicaments prescrits, l'âge, le tabagisme, la consommation d'alcool, le statut socioéconomique et d'autres caractéristiques de santé et comportementales.
La mortalité excédentaire représentait 4 personnes sur 100 sur la période de 7,6 ans.

Bien que l'étude ne prouve pas que le lien observé soit de cause à effet, elle ""s'ajoute à plusieurs autres études qui montrent que ces médicaments sont dangereux"", conclut le chercheur.
""Moins vous passez de temps sur ces médicaments, mieux c'est"".


Voyez également:


  - Liste des benzodiazépines (anxiolytiques et somnifères) commercialisées en France
  - Anxiolytiques (benzodiazépines) : dernières actualités
  - Somnifères : dernières actualités

Psychomédia avec sources: BMJ, New York Times.
Tous droits réservés

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http://www.psychomedia.qc.ca/medicaments/2014-03-28/anxiolytiques-somniferes-mortalite-accrue

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