Peut-on vivre sans faire l’amour ?

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Peut-on vivre sans faire l’amour ?

Message  Invité le Ven 23 Aoû 2013 - 7:42




Peut-on vivre sans faire l’amour ?

Arrêter de faire l’amour est-il source de déséquilibre et de frustration ? Des hommes et des femmes qui n’ont plus de relations sexuelles nous livrent leurs interrogations et leurs réponses.
Violaine Gelly

Sommaire



Ils ont 30, 40 ans. Ils sont équilibrés, indépendants, pas moins séduisants que d’autres. Mais ils ne font plus l’amour. Dans une société où le sexe est omniprésent, où règne une "tyrannie du plaisir", selon les mots de Jean-Claude Guillebaut (in Tyrannie du plaisir, Le Seuil, 1999, prix Renaudot de l’essai 1998), comment vit-on sans sexe ? Qu’ils subissent cette situation pour se protéger ou qu’ils l’aient choisie pour mieux se retrouver, les abstinents se sentent atypiques. Devant les injonctions à l’orgasme des romans, des films ou des couvertures de magazine, ils se taisent. « Je suis fatiguée de tous ceux qui me regardent comme une handicapée des sens. J’en ai assez de devoir les convaincre que je suis normale », dit Anna, 35 ans, sans homme depuis huit ans.

Une préoccupation lancinante
Mais est-il normal de vivre sans sexe ? Pour Freud, l’abstinence n’était pas vivable : « La tâche de maîtriser la pulsion sexuelle autrement qu’en la satisfaisant peut réclamer toutes les forces d’un être humain. Seule une minorité y parvient, et encore de façon intermittente. Le combat contre la sensualité consume l’énergie du caractère disponible. » Une citation qui fait sourire Thierry, 39 ans, abstinent depuis cinq ans après un divorce douloureux : « Ce n’est pas tant un combat qu’une préoccupation lancinante. Je ne me sens pas prisonnier de pulsions inassouvies mais il me reste un fond de douleur : j’ai l’impression de rater quelque chose censé faire partie de ma vie d’homme. Oui, le sexe me manque. Mais de moins en moins ; même l’envie de plaisir solitaire s’estompe. Je me suis fait une raison, mais il me manque quelque chose. Je vis avec une impression de vide. »

Claire, 32 ans, n’a pas « choisi » non plus. Des expériences douloureuses l’ont conduite à un repli sur elle-même, à un refus du sexe. Treize ans après, elle tire de ces années d’abstinence un bilan tourmenté : « Ma situation est devenue très angoissante. Lorsqu’un homme me plaît, j’ai l’impression d’être handicapée, comme si j’avais perdu le moyen de dialoguer avec mon corps et celui de l’autre. Résultat, je me ferme à toute rencontre. Je me sens dans un cercle vicieux : plus ça va, plus j’ai peur, et plus ça dure. »

Ce type d’abstinents, le psychanalyste J.-D. Nasio les appelle les « désabusés de la sexualité » : « Ils se sont donnés, ils ont été déçus et refusent de souffrir de nouveau. C’est comme si leur tête imposait le silence à leur corps. Dans la rencontre, lorsque l’idée de la souffrance prend le pas sur l’idée de plaisir, l’abstinence rétrécit la vie, l’isole. Comme elles ont le sentiment de ne rien pouvoir y faire, les personnes abstinentes souffrent puis se résignent. » « Si l’on sait exprimer ses sentiments autrement que par le sexe, par la parole, les gestes, les caresses, on peut sûrement trouver une forme d’équilibre, explique la sexologue Catherine Solano. On peut également diriger cette pulsion vitale non employée vers autre chose – le travail, le sport, les enfants. Mais si cette dimension intime peut parfois être inventée en dehors de la sexualité, elle manque toujours. »

Faire le point avec soi

Même s’ils doivent se heurter à ce manque, certains choisissent l’abstinence comme une thérapie, comme un temps de silence du corps, décrété pour faire le point avec eux-mêmes. Dans un magnifique petit livre (Le Désir, EDLM, 2002), Chantal Bourbigot raconte sa traversée du non-désir : « Mon corps crie grâce. Je ne veux plus d’homme dans ma vie, je ne veux plus d’homme dans mon lit. Ce n’est pas normal de ne pas faire l’amour mais il est nécessaire que ça s’arrête si je veux vivre plus près de moi. Le bonheur pour la femme harassée que je suis, c’est de s’accorder le nécessaire repos du corps. »

Sur la banquette d’un café parisien, le charme et les rires d’Eve, 38 ans, attirent les regards. Pourtant, elle est là pour raconter comment, depuis dix ans, elle vit sans qu’aucun homme ne la touche. « L’abstinence que j’ai choisie n’est pas le signe d’une névrose ou d’une peur du sexe. J’ai vécu une sexualité épanouie et plutôt heureuse. Mais un matin, j’ai regardé l’homme auprès de qui j’avais dormi et j’ai réalisé que je partageais l’intimité de mon corps avec quelqu’un qui ne connaissait pas l’intimité de mon histoire, de ma vie, de mon âme. Et je me suis retrouvée à penser : “Mais quel intérêt ?” J’ai rompu en me disant que je donnerais tout au suivant, sinon rien. Depuis dix ans, c’est rien. »
Divorce douloureux, période de reconstruction, l’abstinence assumée comme « une planche de salut » semble s’accompagner naturellement d’un travail sur soi. Pour Nadia, 34 ans et huit ans d’abstinence, la thérapie a fait basculer les choses. « Durant les deux premières années sans sexe, l’idée même de la pénétration m’était insupportable. J’ai fini par entamer une thérapie qui m’a aidée à mieux comprendre et à redéfinir ma relation aux hommes et à l’image déplorable que j’avais d’eux. Aujourd’hui, si je suis toujours abstinente, ce n’est plus dans le rejet ou la frustration, mais dans l’attente d’une relation satisfaisante. »

Cette attente dont parle Nadia semble plus être celle de la tendresse que celle du sexe. « Mon corps avait besoin d’un homme mais mon cœur réclamait un amour, se souvient Chantal Bourbigot. Je ne ressentais pas le manque de sexe. J’avais envie de bras qui me serrent, pas de pénétration. Les effets du manque étaient ceux du manque de tendresse. »


Les hommes plus démunis
Et les hommes ? Naturellement, on serait enclin à considérer que les femmes sont moins pulsionnelles que les hommes. « Elles ont moins de mal à vivre sans sexe parce qu’elles possèdent une palette plus étendue pour communiquer leur affection, avance Catherine Solano. Elles ont une relation très physique avec leurs enfants, avec leurs amies. Pour les hommes, le sexe est un moyen privilégié de communiquer leur tendresse, c’est en cela qu’ils peuvent se trouver démunis. »

Jean-Marc, 42 ans, est abstinent depuis six ans. Contraint au déménagement par choix professionnel, il a très vite réalisé à quel point, dans une petite ville de province, il était difficile de rencontrer quelqu’un. « Bien sûr que j’ai des pulsions sexuelles soudaines. Dans ces cas-là, j’ai recours à la masturbation. Mais le sexe ne m’a jamais manqué au point d’aller voir des prostituées. » Aidé par un thérapeute, il a choisi de s’accommoder de son abstinence, puis d’assumer : « Longtemps, j’ai fait l’amour parce qu’il était normal de le faire. Maintenant, je me fiche de ce qui est normal. Je sais que le sexe n’est pas une fin en soi. L’important, c’est de savoir ce que je veux faire de ma vie et la place que j’accorde au sexe dans cette vie-là. »

Pallier l’assoupissement du corps

L’attente de l’autre, non pour faire l’amour mais pour construire une relation où le sexe aurait une place naturelle : l’anorexie sexuelle renvoie souvent au vide sentimental. « Le manque de désir sexuel témoigne souvent du manque de lien amoureux, assure J.-D. Nasio. La sexualité, c’est le plaisir que nous donne notre corps ou le contact avec le corps de l’autre. Qu’il soit solitaire, hétérosexuel ou homosexuel, il est nécessaire à tout le monde. Mais il est vrai que nous pouvons en avoir plus ou moins besoin et y prendre plus ou moins de plaisir. Faire l’amour n’est pas vital comme manger ou respirer. La sexualité nous aide à vivre : elle est un besoin psychologique mais pas physiologique. Il faut juste faire attention à conserver un moi intégral, où le corps garde sa place. »

Lorsque ces situations d’abstinence perdurent, on s’expose effectivement au risque de couper définitivement son corps de sa tête. Et parce que l’inconscient se protège des douleurs liées au manque, le corps s’endort lentement si l’on n’y prend pas garde. « Au début, lorsque je ressentais le besoin d’un homme, raconte Eve, je me masturbais. C’était une satisfaction instantanée et facile. Mais ce désir de moi-même, lui aussi, s’est éteint progressivement. » Pour éviter cet assoupissement, le sport, la danse, les massages, sont bienvenus. Ils permettent de garder le contact avec son corps, de ne pas l’oublier, de continuer à l’aimer.

"La frustration sexuelle peut mener à des symptômes psychosomatiques, explique le psychologue Jean-Michel Fitremann. Physiquement, la maladie se fixe sur les organes qui ne servent pas, comme l’utérus chez la femme. Psychologiquement, se développe une irritabilité, une exigence, une susceptibilité, qui rendent plus difficile la rencontre avec l’autre. Plus l’abstinence dure, plus la “remise en route” sera longue, plus elle nécessitera de patience. "

C’est parce que le corps ne se sera pas dissous dans l’abstinence que, le jour venu, il sera plus facile de refaire l’amour. C’est parce qu’ils n’auront pas perdu leur corps de vue que les abstinents oublieront la peur pour retrouver le désir. « On revient au sexe avec la rencontre ; on revient au sexe par l’amour, conclut le psychanalyste J.-D. Nasio. C’est l’histoire de la Belle au bois dormant : la vie recommence grâce à l’amour. » Marianne, 39 ans, a rencontré son mari il y a dix-huit mois, après six ans d’abstinence. Des années passées à s’occuper d’elle, à « refuser le compromis du sexe sans amour, à ne plus vouloir coucher avec un homme en me persuadant que j’étais amoureuse. Le jour où j’ai rencontré mon mari, les choses se sont faites simplement. J’appréhendais ce moment comme j’avais appréhendé, adolescente, ma première fois. Mais j’avais tort : mon corps a retrouvé naturellement des gestes que je n’avais pas oubliés. Et le désir a effacé la peur. »

Ces couples qui fraternisent

Comme beaucoup de ses confrères, Robert Neuburger, psychiatre et thérapeute de couple, reçoit de plus en plus de patients qui vivent en couple sans relations sexuelles. « Ils ne recherchent pas en priorité la satisfaction de leur libido mais l’aspect relationnel, la dimension familiale, la sécurité. Ils forment une équipe plus qu’un couple. » Entre également en jeu une certaine forme de parité des sexes. « Aujourd’hui, les hommes ont développé leur part féminine, et les femmes, leur part masculine, note Marie-Christine Pétri, sexothérapeute. La différence entre les sexes est devenue plus floue. Or, c’est la différence qui suscite la curiosité. On n’est pas attiré par son double ! »
(Gilles Donada)

Témoignage
Sœur Lucie Licheri : “Le choix de l’abstinence n’est jamais dénué de motivations inconscientes”
Religieuse et théologienne moraliste, sœur Lucie Licheri a exercé la fonction de "maîtresse des novices", qui consiste à aider les postulantes à discerner la solidité de leur vocation. Elle est coauteur, avec Jeannine Marroncle, de La Chasteté (Editions de l’Atelier, 2001).

Psychologies : Dans une vie religieuse, comment sublime-t-on le manque de sexualité ?
Sœur Lucie Licheri : Je n’emploierais pas le terme de sublimation dans la vie religieuse ou sacerdotale. La sublimation est une capacité inconsciente, elle ne peut pas faire l’objet d’une décision de vie. Elle se met en place inconsciemment dans une personnalité bien construite. Toute la question du célibat consacré est justement de vérifier si, tel que je me suis construit, je me sens capable de vivre cette abstinence sans trop de douleur, d’amertume, de somatisation. Quand une personne souhaite vivre une vie religieuse, un temps de discernement est nécessaire pour qu’elle éprouve, réellement, dans son corps et dans son psychisme, sa capacité à le faire.
Comment sait-on si ce choix de vie est possible ?

Une grande place est donnée à l’accompagnement et à la verbalisation. Le choix de l’abstinence n’est jamais dénué de motivations inconscientes. Il ne pose en apparence aucun problème à celui ou celle qui en fait le choix. Mais d’autres problèmes relationnels peuvent surgir sur le long terme, jusqu’à parfois ôter le goût de vivre. De même, certaines personnes érigent l’abstinence en absolu parce qu’elles l’idéalisent à l’excès. Si elles manquent un jour à la continence, leur idéal s’écroulera au risque d’une profonde déstabilisation. Il s’agit donc de vérifier ce que l’on perçoit de soi-même. Il faut ensuite construire suffisamment de liens – professionnels, amicaux… – pour qu’ils nous nourrissent affectivement.

Est-ce un combat permanent ?
Oui et non. Oui, parce que nous évoluons, parce que le monde change et qu’il faut sans cesse réajuster ses choix. Mais pas plus et pas moins que dans un couple où il faut régulièrement "rechoisir" son conjoint. Et non, parce que l’on ne repart pas à zéro tous les jours. Au bout d’un moment, on se sent bien là où l’on est. Une mère de famille ne passe pas son temps à se demander si sa vie sexuelle est satisfaisante, si elle s’est trompée ou pas… Nous non plus !
Les jeunes générations, qui ont parfois connu une vie sexuelle avant de s’engager dans l’Eglise, ont-elles moins de difficultés ?

Je ne dirais pas cela. Psychologiquement, les plus jeunes ne se font plus un monde du sexe parce qu’ils savent ce que c’est : ils ont compris, en l’ayant expérimenté, que ce n’était pas leur priorité. En revanche, les générations précédentes donnaient sans doute plus de valeur à cet engagement.



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Re: Peut-on vivre sans faire l’amour ?

Message  Invité le Ven 23 Aoû 2013 - 21:39

Bonsoir yoyo!

Voilà une question qu'elle est bonne Very Happy 

Faire l'amour,vaste programme...tout dépend aussi si on est frustré ou pas dans sa relation avec l'autre.

Perso,j'ai"pratiqué"l'intensivité dans la relation sexuelle,puis la quasi-abstinence et la masturbation.;

Pour un équilibre sexuel épanouissant , il faut qu'on se sente bien dans ce que l'on pratique,quels que soient les préférences.

L'âge ,la maladie,ou toute autre évolution de la personne font qu'il est normal que l'expression de notre désir en soit modifiée.

Bon,voilà une petite idée de mon ressenti après la lecture de ton article.

soleil 





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Re: Peut-on vivre sans faire l’amour ?

Message  Invité le Ven 23 Aoû 2013 - 21:44

Yoyo,

C'est une réflexion intéressante que tu poses. Jeunes, nous sommes soumis à nos hormones et l'instinct de reproduction guide la sexualité. Avec le temps, nous apprenons davantage sur nos besoins, notre corps, nos désirs et nos besoins. Sur ce point, je pense que les bipolaires sont amenés à mieux se connaître.

L'acte sexuel, avec le temps (la maturité, si ce terme à un sens) repose alors davantage sur nos besoins que sur nos désirs. Bon, évitons les images d'Epinal, les hommes pensent aussi avec leur cerveau Very Happy Shocked  Les articles présentés dans le post de Yoyo présentent plusieurs exemples dans lesquels les hommes choisissent de manière voulue ou forcée une période d'abstinence.

Pour ma part, je l'avais écrit dans mon fil, j'ai connu une sexualité tardive qui ne s'est pas particulièrement épanouie durant mon 1er mariage. C'est à l'approche de la quarantaine que j'ai vécu une adolescence à retardement dans ce domaine.

J'ai rencontré ma (future) seconde femme en 2006. J'ai alors découvert un équilibre intellectuel, amoureux et charnel avec ma femme. L'année 2012 demeure une année noire, j'ai vécu un edm durant 12 mois, la sexualité n'y a pas eu de place non plus.

Aujourd'hui j'ai retrouvé une stabilité et j'ai la chance de reconstruire progressivement ma relation avec mon épouse. Faire l'amour n'est pas un besoin vital mais il apporte une forme d'équilibre entre tendresse, émotions, défoulement et jeu cérébral. C'est une alchimie fragile et complexe, une équation ou ma femme et moi même nous découvrons encore aujourd'hui. Faire l'amour avec une personne (je ne rentrerai pas dans la polémique des orientations sexuelles, chacun fait ce qu'il veut...) , au delà de l'acte sexuel, est une manière de mieux la connaître. En dehors d'un court épisode de ma vie, je n'ai pas multiplié les aventures. Je suis fidèle autant en amitié qu'en amour.

Voilà ma conclusion : on peut se passer de faire l'amour mais c'est dommage de le faire en particulier avec une personne avec qui on partage tendresse et plaisir intellectuel. D'ailleurs l'acte sexuel (je le pense) a bien peu de saveurs sans la tendresse.

Vous l'aurez compris à travers mes propos : j'aime ma femme et, même si je lui offre des fleurs deux fois par mois, je ne lui dit pas assez souvent. Finalement c'est cela l'essentiel !


Dernière édition par frantz le Ven 23 Aoû 2013 - 21:51, édité 1 fois

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Re: Peut-on vivre sans faire l’amour ?

Message  dominique le Ven 23 Aoû 2013 - 21:50

Bonsoir Yoyo, et tout le monde,

Bon je me lance, je dis que oui, c'est tout à fait possible de vivre seule et sans relation sexuelle, et heureux. Tout dépend des gens, nous sommes tous différents, des tempéraments différents, et pourtant comme le dit Pommec, j'ai connu des relations sexuelles intenses, et j'adorais ça, j'en voulais toujours et toujours.

Avec le temps, qui a passé, j'ai compris que mon caractère voulait en priorité sa liberté, donc, t'es obligé de vivre seule, vous allez me dire, on peut vivre seule, et se prendre des amants de temps en temps, mais ce ne serait pas ma mentalité non plus.

Ma priorité est surtout d'être libre. Enfin, voilà, je me suis peut-être un peu écartée un peu du sujet.

La relation sexuel ne me manque pas du tout, du tout.Laughing Laughing L'amour et la tendresse par contre oui!! ce serait bien. 

bises, domi.

ps. Je rajoute que ça n'a pas été prévu que je me retrouve à vivre seule, ça s'est présenté à moins par la maladie, et c'est la raison qui a fait que je me suis finalement retrouvé à vivre seule, et là je me suis en fait, rendu compte que j'étais un peu faite pour cela.

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Re: Peut-on vivre sans faire l’amour ?

Message  Invité le Sam 24 Aoû 2013 - 8:00

Bon, et bien moi, après 2 ans et demi d'abstinence, je craque là...d'autant plus que l'amour virtuel a réveillé mes sens, qui me titillent de + en +, mais le virtuel a ses limites, et moi je veux du réel et du concret là...et j'ai jamais trouvé mon compte dans les plaisirs solitaires...alors aujourd'hui samedi, je cède à la fièvre, je me fais belle et je sors ce soir en plein Paris : gare à vous messieurs, lol ! Cool 

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Re: Peut-on vivre sans faire l’amour ?

Message  Invité le Sam 24 Aoû 2013 - 9:18

Voilà comment j'aime entendre parler notre Sylor aplaudissement chevalier chevalier aplaudissement 


Amitié

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Re: Peut-on vivre sans faire l’amour ?

Message  Tara le Sam 24 Aoû 2013 - 9:59

Coucou Sylor, sunny 

tu es jeune et tu as bien raison d'en profiter... cheers 
Je te souhaite bonne chasse et peut-être que ton prince sera au rendez-vous ? Qui sait ?

Pour ma part, cela fait 3 fois que je lis et relis le post de yoyo, je poste où pas ???
Comme Domi, je me lance :

Vous comprendrez qu'en ce moment ce n'est pas d'actualité pour moi, je dois digérer d'abord, dans ce domaine, elle est plutôt longue, avec l'âge, ça ne s'arrange pas non plus.
Les relations purement sexuelles, j'ai fais le tour et ça ne m'amuse plus, je trouve ça pathétique !

Bien-sûr, je ne parle que de moi, et je ne me permettrai pas de juger qui que ce soit.
Je veux dévoiler mon intimité que s'il y a sentiments !

Je me suis quand-même fait draguer par un black(d'Afrique), croyant Suspect !
Faire l'amour avec moi était son obsession, un enfant aussi, il m'avait l'air pressé, drague trop directe ! pale 
Plutôt mal tombé le mec ! Bipo mais pas débile !!!
Pourtant les blacks, c'est pas mal du tout au lit, mais faire sa cour, la tendresse, connait pas... No 

Pardon si je vous ai choqué, mais c'est mon expérience personnelle qui parle.

Je partage l'avis de Frantz et de Domi aussi, paradoxal peut-être, mais étant seule à nouveau, l'envie n'est plus au rendez-vous. Ma liberté retrouvée, je la savoure.
Sylor a dit des choses importantes à mes yeux, le virtuel ne pourra jamais nous combler.
Mon traitement médicamenteux n'entache pas mes désirs bien heureusement, je suis consciente que j'ai de la chance, mais les plaisirs solitaires, bof ! 

Voilà c'est fait, je me suis exprimée, merci Yoyo, cet article pose réflexions.


Je vous souhaite un bon week-end.
Bizz de Tara  I love you
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Re: Peut-on vivre sans faire l’amour ?

Message  Invité le Sam 24 Aoû 2013 - 11:36

Yes JB ! Wink 

Tara, à défaut de prince, un marquis fera l'affaire en attendant ! king 

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Re: Peut-on vivre sans faire l’amour ?

Message  Invité le Dim 25 Aoû 2013 - 0:23

Pour ma part j'ai essayé de tout donner sentimentalement aux hommes de ma vie.
Résultat : un divorce et des relations houleuses : j'ai beaucoup souffert et j'y ai laissé des plumes.deprime 

Je suis abstinente volontaire du sentiment amoureux envers les hommes à présent, et ceci pour me protéger.
Je fais grève de l'amour en quelque sorte.

Mais je ne fais pas grève de l'amitié, ni de l'affection, ni du sexe.
J'ai un copain/ amant à l'occasion, il y a une complicité et un respect entre nous, des câlins, de la tendresse .
Mais chacun chez soi.
Je reste libre comme l'air.
Je garde le contrôle.
Je ne dirais plus "je t'aime" car j'en ai assez vu.



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Re: Peut-on vivre sans faire l’amour ?

Message  Invité le Dim 25 Aoû 2013 - 0:40

Ben moi il me faut tout: le beurre, l'argent du beurre et la crémière. C'est même parfois dangereux quand le crémier n'est pas d'accord...Embarassed 

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Re: Peut-on vivre sans faire l’amour ?

Message  Invité le Dim 25 Aoû 2013 - 3:04

Bonsoir et bonjour.

En voilà une question qu'elle est pas facile...

Mais bon, oui, on peut vivre sans faire l'amour. Heureusement.
Ceci dit, c'est bien dommage de se priver de ce plaisir.
C'est quand même l'occasion d'atteindre (dans le meilleur des cas) l'extase (cf le tantra yoga), et peut donc être transcendental.

Maintenant, je pense qu'il faut distinguer les aspects sexuel et sentimental.
Sexuellement, on peut se débrouiller seul(e) comme tout le monde le sait depuis l'adolescence, voire avant.
Sentimentalement et affectivement, je ne crois pas.
Sauf à être totalement narcissique.

Quand ça se passe bien, c'est carrément "géant".
Mais ce n'est pas tous les jours dimanche...

Allez, bises et amitiés. sunny albino 

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Re: Peut-on vivre sans faire l’amour ?

Message  Invité le Dim 25 Aoû 2013 - 9:58

Bonjour à tous ,

On peux certainement s’abstenir , mais vivre sans faire l'amour c'est comme renoncer à s'alimenter ou respirer
Faire l'amour c'est un antistress naturel est disponible gratuitement pour nous tous
Il est primordial   pour notre état psychique et notre stabilité
Principalement  pour nous bipo  
Bon wwek end 

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Re: Peut-on vivre sans faire l’amour ?

Message  popokaa le Dim 25 Aoû 2013 - 21:48

Bon ben il ne me reste plus qu'à vous relater ma vie sexuelle inexistante.........Chez moi c'est le calme plat,devoir faire l'amour me debecte.....Je ne fais plus l'amour à mon homme voila plusieurs mois exemple en deux ans nous avons du faire l'amour 6 fois (j'ai honte!!!) mais voyez vous moi je suis sure que tout les médocs que je prends on cassé ma libido à un point pas possible...Je ne ressens ni envie,ni besoi,ni plaisirs,je pourrais me passer de faire l'amour à vie!!!!Ce qui n'est pas marrant c'est que mon homme n'a rien demandé et il se retrouve la queue entre les jambes le pauvre.....J'arrete pas de me dire qu'il va bien finir pas aller voir ailleur,j'attend aussi de lui plus de demande ,de préliminaires etc....Mais il me répond toujours que comme je ne suis pas "open" il n'ose plus s'approcher de moi!!!
Je bosse sur ça en ce moment avec le psy on cherche si il n'y a pas un lien par rapport aux attouchements que j'ai subi à 10 ans......Depuis tout ce temps je n'ai jamais réellement eu du plaisirs avec mes ex,j'était la plupart du temps ivre pour pouvoir affronter l'acte......Ma vie sexuelle est bien chaotique!Je plein mon homme ....Il doit vraiment m'aimer le coco!!!!pale 
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Le Point du 01/11/2011

Message  Jacques le Mer 28 Aoû 2013 - 11:13

Bonjour, yoyo ! Smile

Un article intéressant dans "Le Point"…

Arrow http://www.lepoint.fr/societe/sexualite-l-empire-des-sans-01-11-2011-1391312_23.php

Bonne journée. Bises Very Happy . Jacques Smile

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Re: Peut-on vivre sans faire l’amour ?

Message  Tara le Mer 28 Aoû 2013 - 12:06

Bonjour à toutes et à tous, sunny 

J'ai pris de mon temps pour lire le lien que Jacques à posté, il est très intéressant, m'a vraiment plu.

Je peux à présent me situer par rapport au lobi du sexe.

Merci et bonne journée, 
Bizz de tara Amitié
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Re: Peut-on vivre sans faire l’amour ?

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