Document consacré aux personnes suicidaires

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Document consacré aux personnes suicidaires

Message  Angie le Lun 21 Avr 2008 - 5:37

DOCUMENT CONSACRÉ AUX PERSONNES SUICIDAIRES

V.2.0.1
20/07/07





Le suicide reste une question à part entière, qui mérite une attention particulière. C'est pourquoi nous lui consacrons cette page composée :

- d'un portail orientant vers des numéros d'appel, des sites et des forums dédiés ;

- de citations regroupées dans un chapitre "Ils en ont dit :" ;

- d'une(clique ici) bibliographie spécifique.




Portail




Déjà, pour être moins seul(e), tu peux appeler :

- Suicide écoute au 01 45 39 40 00 (24/24h) ;

- SOS Phœnix au 01 40 44 46 45 (prévention suicide - horaires spéciaux) ;

- SOS dépression au 08 92 70 12 38 (peu cher), présente aussi à Tours au 06 67 70 86 77 (Patrick JEANNOT ou Marie-Line BELZEAUX).

- SOS Amitié au 02 40 04 04 04 (24/24h) ;

- Croix Rouge écoute au 0800 858 858 ;

- SOS Psychiatrie au 01 47 07 24 24

Ensuite…

(clique ici) Si tu penses au suicide, LIS CECI. (Site reproduit plus bas)

(clique ici) L'idée suicidaire, par le Dr Daniel Bordeleau.

(clique ici) Après une tentative de suicide, faut-il faire une thérapie familiale ? (Doctissimo).

(clique ici) Atoute. Forum Schizophrénie : "Suicide".




Ils en ont dit :


Albert Camus in Le Mythe de Sisyphe : «Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : le suicide.»

Gérard Depardieu in Lettres volées, à Patrick Dewaere : «Ton suicide fut une longue et douloureuse maladie.»

Cioran in Précis de décomposition : «La consolation par le suicide possible élargit en espace infini cette demeure où nous étouffons.»

André Malraux in La Voie royale : «Celui qui se tue court après une image qu'il s'est formée de lui-même : on ne se tue jamais que pour exister.»

Paul Watzlawick in Création et désordre : «On peut considérer le suicide comme une prise de conscience que sa propre image du monde ne s'accorde plus avec les «faits» auxquels on se heurte dans la réalité. Tout cela veut dire qu'on a découvert ce que la réalité n'est pas.»

Donald Woods Winnicott in Jeu et réalité : «Le suicide n'apporte pas de solution, seulement l'arrêt du combat.»

André Malraux in La condition humaine : «On ne se tue jamais quand on est fou.»

E.M. Cioran  : « Le plus grand exploit de ma vie est d'être encore en vie. »

Lautréamont : « J'ai reçu la vie comme une blessure et j'ai défendu au suicide de guérir la cicatrice. »

Madame de Sévigné : « La vie est trop courte pour se tuer ; ce n'est pas la peine de s'impatienter. »

Franz Kafka in Préparatifs de noce à la campagne : « J’ai passé ma vie à me défendre de l'envie d'y mettre fin. »

Elsa Triolet in Les fantômes armés : « Il n'y a pas de suicides, il n'y a que des meurtres. »

Julien Green in Léviathan : « Il y a une étrange satisfaction à toucher le fond du désespoir ; l'excès du malheur procure une espèce de sécurité, havre de grâce pour l'âme naufragée qui n'ose plus croire. »


Et, par extension…
Kay Redfield Jamison in De l'exaltation à la dépression : « J'ai appris que mon esprit pouvait me guérir à merveille, pour peu qu'on lui en donne la chance, et qu'il n'existe pas d'univers écrabouillé dont on puisse recoller les morceaux à force de douceur et de patience. »





 SI VOUS PENSEZ AU SUICIDE
LISEZ D'ABORD CECI


   Si vous vous sentez suicidaire, arrêtez-vous pour lire ce qui suit. Cela ne vous prendra que cinq minutes. Je ne veux pas vous dissuader de la réalité de votre souffrance. Je ne vous parlerai ici que comme quelqu'un qui sait ce que souffrir veut dire. Je ne sais pas qui vous êtes, ni pourquoi vous lisez cette page. Je sais seulement qu'en ce moment, vous la lisez, et c'est déjà une bonne chose. Je peux supposer que vous êtes ici parce que vous souffrez et que vous pensez à mettre fin à votre vie. Si cela était possible, je préférerais être avec vous en ce moment, m'asseoir avec vous et parler, face à face et coeur ouvert. Mais puisque ce n'est pas possible, faisons-le par la biais de cette page. J'ai connu un certain nombre de personnes qui voulaient se tuer. J'ai moi-même été dans ce cas. J'ai donc idée de ce que vous pouvez sentir.
Je sais que vous n'êtes pas capable de lire un gros livre, alors je vais faire court. Pendant que nous sommes ici ensemble pour les cinq prochaines minutes, j'ai cinq choses simples, pratiques, à vous dire et que j'aimerais partager avec vous. Je ne discuterai pas de savoir si vous devriez vous tuer ou pas. Je pense juste que si vous y pensez, vous devez vraiment souffrir.
Bien, vous lisez encore ce texte, et c'est très bon. J'aimerais vous demander de rester avec moi jusqu'à la fin de cette page. J'espère que cela veut dire que vous êtes au moins un peu incertain, au fond, quelque part à l'intérieur de vous, de savoir si oui ou non vous allez vraiment mettre fin à votre vie. On ressent souvent cela, même dans l'obscurité la plus profonde de désespoir. Etre dans le doute concernant sa mort, c'est normal. Le fait que vous êtes encore vivant à cette minute signifie que vous êtes encore un peu incertain. Cela veut dire que pendant que vous voulez mourir, au même moment, une partie de vous-même veut continuer à vivre. Tenons-nous à cela, et continuons quelques minutes de plus.
Commencez par penser à cette phrase :

 "Le suicide n'est pas un choix, on y est conduit quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face."
Dans le suicide, il ne s'agit que de cela. Vous n'êtes pas une personne haïssable, ou folle, ou faible, ou incapable, parce que vous vous sentez suicidaire. Avoir des idées noires ne veut même pas dire que vous voulez vraiment mourir - cela veut juste dire que vous
avez plus de douleur que de ressources pour la prendre en charge maintenant. Si j'empile des poids sur vos épaules, vous vous écroulerez au bout d'un moment si j'ajoute suffisamment de poids... quelle que soit votre volonté de rester debout. (C'est pourquoi il est si inutile que les gens vous disent : "debout, garde le moral!" - vous le feriez, évidemment, si vous le pouviez.)
N'acceptez pas que quelqu'un vous dise, "il n'y a pas de quoi être suicidaire pour cela." Il y a différentes sortes de souffrances qui peuvent mener au suicide. Qu'une douleur soit supportable ou non diffère d'une personne à une autre. Ce qui peut être supportable pour quelqu'un peut ne pas l'être pour vous. La limite où la douleur devient insupportable dépend du genre de ressources dont vous disposez. Les individus sont très différents dans leur capacité à supporter la douleur. Quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face, le résultat, ce sont des pensées suicidaires, des "idées noires". Le suicide n'est alors ni faux ni vrai; ce n'est pas un défaut de caractère; il n'y a pas à le juger moralement. C'est simplement un déséquilibre de la douleur par rapport aux ressources qui permettent de les affronter. Vous pouvez survivre à des sentiments suicidaires si vous faites l'une ou l'autre de ces deux choses:
(1) Trouver un moyen pour réduire la douleur,
ou
(2) Trouver un moyen pour augmenter vos ressources pour y faire face.
Ou les deux à la fois. Voici les cinq choses à prendre en considération dont je vous parlais tout à l'heure.

1 La première chose que vous avez besoin d'entendre, c'est de savoir qu'on s'en sort. Des personnes qui souffraient autant que vous en ce moment, s'en sont sorties. Vous avez donc de très fortes chances de vous en sortir. J'espère que cette information peut vous donner un peu d'espoir.
2
La deuxième chose que je veux vous suggérer est de vous donner du recul.
Dites-vous, "j'attendrai 24 heures avant de faire quoi que ce soit." Ou une semaine. Souvenez-vous que sensations et actions sont deux choses différentes - que vous ayez le sentiment de vouloir vous tuer, ne signifie pas que vous devez le faire maintenant.
Mettez du recul entre vos sensations suicidaires et un passage à l'acte. Même si ce n'est que 24 heures. Vous en avez été capables 5 minutes en lisant cette page. Vous pouvez le faire encore 5 minutes en continuant à la lire. Continuez et prenez conscience du fait qu'alors que vous vous sentez encore suicidaire, vous n'êtes pas, en ce moment, en train d'agir en ce sens. C'est très encourageant pour moi, et j'espère que cela l'est pour vous.

3
La troisième chose est ceci: on pense souvent au suicide pour trouver un soulagement à sa douleur. On ne veut pas mourir mais arrêter de souffrir. Souvenez-vous que le soulagement est une sensation. Et vous devez être vivant pourla ressentir. Vous ne sentirez pas le soulagement que vous cherchez si désespérément, si vous êtes mort.
4
La quatrième chose est ceci: certains réagiront mal à vos sentiments suicidaires, parce qu'ils sont effrayés ou en colère; ces personnes peuvent même augmenter votre douleur au lieu de vous aider, en dépit de leurs intentions, en disant ou faisant des choses irréfléchies. Vous devez comprendre que leurs réactions négatives ont à voir avec leurs propres peurs, pas avec vous. Mais il y a aussi des personnes qui peuvent être avec vous pendant ces moments si difficiles. Ils ne vous jugeront pas, ne chercheront pas à vous contredire. Ils feront simplement attention à
vous. Trouvez-en une. Maintenant. Utilisez vos 24 heures, ou votre semaine, et dites à quelqu'un ce qui se passe pour vous. Il est normal de pouvoir un jour demander de l'aide. Appelez une ligne d'écoute spécialisée (SOS Suicide Phénix, SOS amitié,
appelez un centre spécialisé près de vous, ou regardez dans l'annuaire), appelez un psychothérapeute (psychanalyste, psychologue, psychiatre), quelqu'un qui est capable de vous écouter. Mais surtout ne portez pas le fardeau supplémentaire d'essayer de vous charger de cela seul. Juste parler de ce qui vous a conduit là peut vous enlever une grosse part de la pression qui vous pèse, et c'est peut-être juste la ressource supplémentaire dont vous avez besoin pour retrouver l'équilibre.
 

5
La dernière chose que je veux que vous sachiez maintenant est ceci: les sensations suicidaires sont, dans et par elles-mêmes, traumatisantes. Après leur disparition, vous avez besoin de continuer à prendre soin de vous. Commencer une thérapie est vraiment une bonne idée. Bien. il s'est écoulé quelques minutes et vous êtes encore avec moi. J'en suis vraiment heureux. Puisque vous avez été jusqu'ici, vous méritez un cadeau. Je pense que vous devriez vous récompenser en vous donnant une portion de ressources supplémentaires pour affronter la douleur . Souvenez-vous, plus haut vers le début de la page, j'ai dit que l'idée est de s'assurer d'avoir plus de ressources que de douleur. Alors donnez-vous en une supplémentaire, ou deux, ou dix...! jusqu'à ce qu'elles surpassent vos sources de douleur.
Maintenant, si cette page a pu vous apporter un quelconque soulagement, la meilleure et la plus grande ressource que vous pouvez trouver, c'est quelqu'un a qui parler. Si vous trouvez quelqu'un qui veut écouter, et si vous lui dites comment vous vous sentez et comment vous en êtes arrivé là, vous aurez vraiment augmenté vos ressources. Heureusement, la première personne que vous choissirez ne sera pas la dernière. Il y a beaucoup de gens qui aimeraient entendre ce qu'il en est pour vous.
Il est temps de commencer à en chercher une autour de vous.

Et maintenant, j'aimerais que vous appeliez quelqu'un.

David L. Conroy, texte original sur metanoia.org
Traduit et modifié par Stéphane Barbery[/b]

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Angie

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