Guide du NyorkTimes 2013

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Guide du NyorkTimes 2013

Message  Bonie le Dim 1 Mar 2015 - 22:23

www.nytimes.com/health/guides/disease/bipolar-disorder
Version du 8 Mars 2013


Troubles Bipolaire
Guide de Santé





                    Sommaire :
Descriptif
Causes
Facteurs de risque
Complications possibles
Pronostic
Symptômes
Diagnostic
Traitement
Médicaments
Autres traitements
Psychothérapie et Mode de Vie
Ressources
Références
          In-Depth Report :
Background
Causes
Risk Factors
Possible Complications
Prognosis
Symptoms
Diagnosis
Treatment
Medications
Other Treatments
Psychotherapy and Lifestyle Changes
Resources
References


www.nytimes.com/health/guides/disease/bipolar-disorder


Descriptif
Le trouble bipolaire, autrefois appelé psychose maniaco-dépressive, est caractérisé par l'oscillation des humeurs entre deux pôles opposés:
-Des épisodes de manie avec euphorie exagérée, de l'irritabilité, ou bien les deux.
-Des épisodes de dépression.

Bien que des déséquilibres chimiques au niveau du cerveau font partie des éléments clé du trouble bipolaire, c'est une maladie complexe qui implique aussi des facteurs génétiques, environnementaux et d'autres facteurs.

TROUBLES BIPOLAIRE CATÉGORIES
Les troubles bipolaires sont classés en fonction des types et de la gravité des symptômes, tels que le trouble bipolaire I, le trouble bipolaire II, ou le trouble cyclothymique. Les patients atteints d'un trouble peuvent en développer un autre. Néanmoins, ils sont suffisamment différents pour mériter une classifications distinctes. Certains médecins estiment que ces troubles sont en réalité des maladies bien distinctes avec des facteurs biologiques permettant de les différencier.

Trouble bipolaire I. 
Le trouble bipolaire I est caractérisé par au moins un épisode maniaque ou mixte (symptômes de  manie et de dépression se produisant simultanément), et un ou plusieurs épisodes dépressifs, qui durent pendant au moins 7  jours. Dans la plupart des cas, des épisodes maniaques précèdent ou suivent les épisodes dépressifs avec une certaine régularité. Les épisodes sont plus aiguës et sévères que dans les deux autres catégories de trouble bipolaire.
Sans traitement, les patients ont en moyenne quatre épisodes d'humeur altérée chaque année. Dans la manie, l'euphorie ou l'irritabilité peuvent marquer l'épisode. En outre, la manie a des impacts négatifs importants sur la vie sociale du patient (Comme l'hyper-sexualité, le shopping excessif et impulsif, ou encore le brusque départ en voyage), sur ses performances au travail, ou les deux. La Manie non traitée dure au moins une semaine, et elle peut durer des mois. Typiquement, les épisodes dépressifs ont tendance à durer 6 - 12 mois, si ils ne sont pas traités.

Trouble bipolaire II. 
Le trouble bipolaire II est caractérisé par des épisodes de symptômes dépressifs majeurs. Principalement, avec des épisodes occasionnels d'hypomanie, qui durent au moins 4 jours. L'hypomanie est similaire à la manie, mais les symptômes (généralement euphorie) sont moins graves et ne durent pas aussi longtemps.
Les patients atteints de ce trouble bipolaire ne connaissent pas d'épisodes maniaques ou mixtes, et la plupart reviennent à leurs niveaux fonctionnels complets et normaux entre les épisodes. Cependant, les patients bipolaires II ont une maladie plus chronique que les patients présentant un trouble bipolaire de type I. Ils ont significativement plus d'épisodes dépressifs, et les périodes de rétablissement entre les épisodes sont plus courtes. Le trouble Bipolaire II est fortement associée au risque de suicide.

Trouble cyclothymique. 
Bien que le trouble cyclothymique ne soit pas aussi grave que le trouble bipolaire I ou II, il est plus chronique. Les Symptômes hypomaniaques tendent vers l'irritabilité par rapport aux symptômes plus euphorique du trouble bipolaire II.
Le trouble dure au moins 2 ans, avec des épisodes qui persiste pendant plus de 2 mois. Le trouble cyclothymique peut être le précurseur d'un véritable trouble bipolaire chez certaines personnes ou il peut continuer comme une maladie chronique de moindre gravité.

Trouble bipolaire non spécifié (NOS). 
Les troubles bipolaire qui ne correspondent pas à l'un des critères ci-dessus sont considérée comme faisant partie du trouble bipolaire NOS.

Trouble bipolaire avec cycles rapides. 
Le trouble bipolaire à cycles rapides implique au moins quatre épisodes maniaques, hypomaniaques, ou dépressifs dans un délai de 12 mois. L'humeur peut passer rapidement de la manie à la dépression en plusieurs jours ou heures. Un cycle rapide peut se produire dans n'importe quel type de trouble bipolaire. Le trouble est généralement temporaire.


Causes
Les médecins ne connaissent pas les causes du trouble bipolaire avec précision, mais une combinaison de facteurs biochimiques, génétiques et environnementaux est probable.
Certains Neurotransmetteurs (messagers chimiques dans le cerveau) sont éventuellement  impliqués dans le trouble bipolaire,notamment la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline.
Des gènes multiples, impliquant plusieurs chromosomes, ont été associés à l'apparition du trouble bipolaire. La recherche montre, de plus en plus, que le trouble bipolaire partagerait aussi des facteurs génétiques avec d'autres troubles, comme la schizophrénie, l'épilepsie et les troubles anxieux. Mais on ne sait pas vraiment si ces troubles sont les variations d'une même maladie, ou si au contraire ce sont des troubles distincts.
Pour les personnes qui ont une prédisposition génétique ou biochimique au trouble bipolaire, les facteurs environnementaux (comme les événements de vie stressants ou les traumatismes émotionnelles) peuvent , en combinaison avec d'autres facteurs, jouer un rôle dans le déclenchement du trouble bipolaire.


Facteurs de Risques
AGE
Le trouble bipolaire apparaît généralement  entre 15 et 30 ans, avec un âge moyen de début du trouble de 25 ans. Cependant, le trouble bipolaire peut toucher des personnes de tous âges, y compris des enfants.
Le trouble bipolaire qui apparaît en fin de vie s'accompagne souvent de problèmes médicaux et neurologiques (maladies cérébrovasculaires en particulier, comme des accidents vasculaires cérébraux). Il est moins lié à des antécédents familiaux de la maladie que le trouble bipolaire plus précoce.
GENRE
Le trouble bipolaire affecte autant les deux sexes, mais il y a plus de cycles rapides, d'états mixtes, et de cyclothymie chez les femmes. Le trouble bipolaire avec un début précoce touche plus souvent les hommes et est associé à une gravité accrue. Les hommes atteints de trouble bipolaire ont aussi tendance à avoir une consommation de substances toxiques (drogues, alcool) plus élevées que les femmes.
HISTOIRE FAMILIALE
Le trouble bipolaire est souvent plus présent dans certaines familles. Les membres de la famille de patients atteints de trouble bipolaire sont également plus susceptibles d'avoir d'autres troubles psychiatriques. Ce qui inclus la schizophrénie, le troubles schizo-affectifs, les troubles anxieux, le TDAH et la dépression majeure.


Complications possibles
     Comorbidités Psychiatriques
De nombreux patients atteints de trouble bipolaire ont souvent d'autres troubles psychiatriques associés.

Dépression.
Les patients avec un trouble bipolaire, en particulier de type II ou atteint de trouble cyclothymique, ont des épisodes de dépression majeure fréquents. En raison des dépression, les patients atteints de trouble bipolaire ont un risque accru de suicide.

Les troubles anxieux.
Pour ces patients, les troubles anxieux comme le trouble panique, les phobies et le trouble de stress post-traumatique coexistent aussi couramment. Les patients qui souffrent en plus d'un trouble anxieux ont aussi un risque de suicide plus élevé.

Trouble de l'attention et hyperactivité (TDAH).
Les symptômes du trouble bipolaire chez l'enfant sont souvent confondus avec le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH). En outre, les deux troubles peuvent coïncider.

L'abus de substances.
Souvent les patients atteints de trouble bipolaire abusent des médicaments et de l'alcool. Bien que l'abus de drogue et d'alcool peuvent être une forme d'auto-médication, la toxicomanie peut déclencher ou aggraver des symptômes bipolaires. Le tabagisme est également très fréquent chez les patients ayant une maladie mentale, y compris pour les personnes atteintes de trouble bipolaire, en partie à cause des effets de la nicotine sur le cerveau.

Effets comportementaux et émotionnels.
Un petit pourcentage de patients atteints de troubles bipolaires démontrent une productivité ou une créativité accrue lors des phases maniaques. Cependant, plus souvent, la pensée désorganisée et  l'altération du jugement, caractéristiques des épisodes maniaques, peuvent conduire à des comportements dangereux, y compris:
-Dépenser de l'argent avec une insouciance totale, jusqu'à provoquer la ruine financière dans certains cas.
-Comportements agressifs, paranoïaques, et même violents.
-Comportement ouvertement obscènes.
Ces comportements sont souvent suivies de sentiments de dévalorisation de soi et de culpabilité, qui persistent au cours des phases dépressives. Pendant toutes les phases de la maladie, il est nécessaire de rappeler aux patients que la perturbation de l'humeur va passer et que sa gravité peut être atténuée par le traitement. Les épisodes maniaques affectent également les membres de la famille et le cercle social d'un patient. Et ces épisodes peuvent créer des difficultés et des tensions dans les relations intrafamiliale et interpersonnelles.
La dépression, tout comme les phases maniaques du trouble bipolaire, peuvent avoir un impact négatif significatif sur la capacité d'un patient à fonctionner de manière productive au travail.


Pronostic
Le trouble bipolaire peut être sévère et long, ou il peut être doux avec des épisodes peu fréquents. Les patients atteints par la maladie peuvent être confrontés aux symptômes de manières très différentes. Un patient typique aura en moyenne 8 à 10 épisodes maniaques ou dépressifs au cours d'une vie. Toutefois, certaines personnes auront plus d'épisodes et d'autres moins.

L'expérience médicale a montré que les patients atteints de trouble bipolaire ont des taux de mortalité plus élevés par suicide, plus de problèmes cardiaques mais aussi une mortalité plus élevé, toutes causes confondues, par rapport à la population générale. Cependant les patients qui reçoivent un traitement améliorent grandement leurs taux de survie.

Cycles bipolaires typiques.
Dans la plupart des cas de trouble bipolaire, les phases dépressives sont beaucoup plus nombreuses que les phases maniaques. Et les cycles manie, dépression ne sont ni réguliers, ni prévisible. Beaucoup de patients ont des épisodes de manie mixte, ou d'état mixte, dans lesquels la manie et la dépression coexistent pendant au moins 7 jours.

Cycle Rapide.
Environ 15% des patients atteints de la maladie ont une phase temporaire compliquée appelé cycle rapide. Pendant cette phase, les épisodes maniaques et dépressifs alternent au moins quatre fois par an et, dans les cas les plus graves, peuvent progresser jusqu'à plusieurs cycles par jour. Le cycle rapide a tendance à se produire plus souvent chez les femmes et chez les personnes bipolaire de type II. Typiquement, le cycle rapide commence en phase dépressive. Des épisodes fréquents et sévères de dépression pourraient être un signal déclencheur. Cette phase est difficile à traiter, en particulier depuis que l'on sait que les antidépresseurs peuvent déclencher la manie et favoriser l'apparition de cycle rapide.

Différences entre les enfants et les adultes.
La recherche suggère que les symptômes du trouble bipolaire chez les enfants et les adolescents sont diffèrent de ceux des adultes. Alors que les adultes atteints de trouble bipolaire ont généralement des périodes bien distinctes et persistantes de manie et de dépression, les enfants atteints de trouble bipolaire ont une  humeur et un comportement qui fluctuent rapidement. La manie chez les enfants est caractérisée par de l'irritabilité et de l'agressivité alors que les adultes ont tendance à éprouver de l'euphorie. Les enfants atteints de dépression bipolaire sont souvent en colère et agité, et ils peuvent avoir aussi d'autres troubles de l'humeur et du comportement, comme de l'anxiété, des troubles déficitaire de l'attention avec hyperactivité,des trouble du comportement, et des problèmes de toxicomanie.

La fréquence avec laquelle le trouble bipolaire de l'enfance persiste à l'âge adulte n'est pas encore clair. On ne sait pas non plus avec certitude si le fait de soigner le trouble bipolaire de l'enfance peut aider à prévenir le développement futur de la maladie.


Symptômes
Les symptômes du trouble bipolaire tendent à fluctuer de façon dramatique entre deux extrêmes: la manie et la dépression. Parfois, un patient peut avoir un épisode pendant lequel les symptômes de la manie et de la dépression coexiste. C'est ce qu'on appelle un «état mixte».

Les symptômes varient selon les patients. Le type de symptômes dépend également du type de trouble bipolaire. Les patients atteint du trouble bipolaire de type I ont généralement plusieurs épisodes maniaques graves qui alternent avec des épisodes plus courts de symptômes dépressifs. Les patients atteints de trouble bipolaire II, connaissent des épisodes de dépression plus longs, qui alternent avec des épisodes maniaques plus courts et moins sévère (hypomanie) que ceux associés au trouble bipolaire de type I.

Symptômes de manie
Les symptômes associés à des épisodes maniaques comprennent :
-Euphorie exagérée.
Un sentiment de grand bonheur ou de bien-être
-Irritabilité. Peut inclure des comportements agressifs et d'agitation.
-La distraction. Caractérisée par l'incapacité de se concentrer sur ou de prêter attention à toute activité pendant très longtemps.
-L'insomnie. Avoir une grande énergie et de la difficulté à dormir.
-Grandeur. Les patients atteints de ce symptôme ont une estime d'eux-même gonflé, qui, dans les cas graves, peut être délirante. Les patients peuvent éprouver des sentiments de toute-puissance ou pensent être divin, ou célèbre.
-Fuite des idées. Les pensées s'emballent.
-Augmentation de l'activité. Le patient peut montrer une augmentation en intensité des activités liées au comportement social, comme l'activité sexuelle, le travail ou l'école.
-Discours rapide. Le patient peut parler rapidement et de façon excessive.
-Impulsivité. Engagement excessif dans des activités à haut risque (comme le shopping effrénée, ou une sexualité désinhibé). L'impulsivité et le manque de jugement peuvent être suffisamment graves pour endommager le travail, le fonctionnement social ou les relations avec les autres. Certains patients nécessitent une hospitalisation pour prévenir les dommages à autrui ou à eux-mêmes.

Symptômes de dépression
Les symptômes de la dépression dans le trouble bipolaire sont presque identiques à ceux de la dépression majeure, la principale forme de trouble dépressif unipolaire.

Ils comprennent:
-Humeur triste
-Fatigue ou perte d'énergie
-Les troubles du sommeil comme l'insomnie, le sommeil excessif, ou le sommeil léger avec des réveils fréquents
-Modifications de l'appétit
-Diminution de l'aptitude à se concentrer ou à prendre des décisions
-Agitation ou comportement nettement sédentaire
-Sentiment de culpabilité ou d'impuissance, pessimisme, faible estime de soi
-Perte d'intérêt ou de plaisir dans la vie
-Pensées ou tentatives de suicide


Diagnostic
Les médecins dépistent le trouble bipolaire en utilisant des critères de diagnostics comme celui du Manuel Statistique de Diagnostic des troubles mentaux de l' association américaine de psychiatrie (DSM). Ces critères incluent la présence : d'épisodes maniaques, dépressifs, mixtes, la fréquence à laquelle ces symptômes se produisent, et leurs durées.

ECARTER LES TROUBLES SIMILAIRES
Lors d'un diagnostic de trouble bipolaire, il est important que le médecin écarte d'autres troubles qui pourraient être la cause de symptômes semblable au trouble bipolaire.

Distinguer la Manie de l'Euphorie Normale ou de la Joie.
Une des difficultés majeure pour le patient ayant un diagnostic de trouble bipolaire, est la tendance à ne pas pouvoir reconnaître son propre trouble, notamment en phase maniaque. Les patients refusent souvent les symptômes qu'ils perçoivent comme positifs. Le médecin doit faire un historique précis et complet de tous les épisodes de dépression, manie, ou les deux.

L'hypomanie, la variante moins grave de la manie, peut être particulièrement difficile à distinguer de la joie normale ou de l'euphorie. On peut souvent la dépister à l'aide des caractéristiques suivantes:
-L'hypomanie persiste pendant au moins 4 jours
-Les patients atteints d'hypomanie sont facilement distraits et trop bavard
-Les patients atteints d'hypomanie ont des difficultés à fonctionner

Distinguer la dépression bipolaire de la dépression unipolaire.
Il est souvent difficile de distinguer la dépression bipolaire de la dépression unipolaire (dépression associée à un trouble dépressif majeur). C'est particulièrement vrai pour les patients présentant un trouble bipolaire de type II.

La dépression bipolaire et le trouble dépressif majeur peuvent se distinguer à l'aide des critères suivants:
-La dépression bipolaire dure généralement de 2 à 3 mois - pas aussi longtemps que dans la dépression majeure (mais certains épisodes dépressifs bipolaire lorsqu'ils ne sont pas soignés peuvent durer jusqu'à 6 à 12 mois, voir plus).
-Les personnes atteintes de dépression unipolaire peuvent toujours ressentir une variété d'humeurs, mais aucunes de ces humeurs ne peut correspondre aux critères d'un état ​​maniaque.
-Les épisodes dépressifs des troubles bipolaires ont tendance à s'installer plus lentement que dans la dépression majeure.
Un diagnostic précis est important. En effet les patients atteints de trouble bipolaire, soignés uniquement avec des antidépresseurs, ont un traitement inadapté, et ont donc un risque accru de ré-hospitalisation.

Le Trouble du Déficit de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH).
Les enfants ou adolescents avec un trouble bipolaire peuvent être diagnostiqués de manière inappropriée comme ayant un trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité. Le TDAH et le trouble bipolaire sont souvent la cause d'inattention et de distractivité. Ils peuvent être difficiles à distinguer, en particulier chez les enfants. Dans certains cas le TDAH, chez les enfants ou chez les adolescents, peut aussi être un signal d'émergence d'un trouble bipolaire. La principale différence entre le trouble bipolaire et le TDAH est la présence d'épisode maniaque ou hypomaniaque chez les patients avec un trouble bipolaire, mais pas chez ceux avec un TDAH.

La Schizophrénie.
Des épisodes maniaques graves, avec des délires et des hallucinations, peuvent être facilement confondus avec une schizophrénie.

Les facteurs clés qui permettent de distinguer le trouble bipolaire de la schizophrénie comprennent:
- Dans le trouble bipolaire on trouve la présence d'un ou plusieurs épisodes, maniaques ou hypomaniaques, mais pas dans la schizophrénie.
-Dans la schizophrénie on trouve un appauvrissement de l'expression émotionnelle, les personnes s'expriment avec une voix monotone.
-Les personnes atteintes de trouble bipolaire sont généralement très expressives

EXAMENS DE LABORATOIRE
Si le médecin soupçonne que le patient a eu recours à des substances, drogue ou alcool, des tests de dépistage devraient être effectués. Pour la fonction thyroïdienne il faut également effectuer des tests sanguins.

DIAGNOSTIC DES ENFANTS
Le nombre de troubles bipolaires diagnostiqués chez les enfants a augmenté spectaculairement au cours de la dernière décennie. Les psychiatres se demandent, si auparavant le trouble bipolaire était sous-diagnostiquée, ou s'il est plutôt sur​​-diagnostiquée maintenant. Une partie de la controverse porte sur les critères utilisés pour le diagnostique des enfants et des adolescents. Certains symptômes bipolaires chez l'enfant, comme l'irritabilité de la manie, partagent des caractéristiques avec : la colère explosive commune, le trouble des conduites, ou le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité. En outre, de nombreux enfants atteints de trouble bipolaire ont aussi des troubles du comportement et du développement. Ces troubles se chevauchent ce qui peut compliquer le diagnostic.

L'Académie Américaine de Psychiatrie de l'Enfant et de L'Adolescent (AACP) recommande que les médecins utilisent des questionnaires spécifiques pour diagnostiquer le trouble bipolaire. Ces questionnaires sont conçues pour évaluer les périodes de changements d'humeur et les troubles du sommeil et l'agitation  associés. Les médecins devraient également s'interroger sur les antécédents familiaux de troubles de l'humeur. L'AACP avertit que la validité, d'un diagnostic de trouble bipolaire chez les enfants de moins de 6 ans, n'a pas été établie.
Le trouble bipolaire est traitée avec des médicaments psychiatriques puissants qui peuvent avoir des effets secondaires graves. Il est très important, avant de prescrire ces médicaments, de s'assurer que les symptômes de l'enfant sont bien dues à un trouble bipolaire, plutôt qu'à des problèmes émotionnels ou comportementaux.

Traitement

Le trouble bipolaire est une maladie chronique qui peut être imprévisible. Les principaux objectifs du traitement sont les suivants:

-Traiter et réduire la gravité des épisodes aigus de manie ou de dépression quand ils se produisent
-Réduire la fréquence des épisodes
-Éviter de passer d'une phase à une autre (cycle)
-Aider le patient à fonctionner aussi bien que possible entre les épisodes

Le médecin va d'abord essayer de déterminer ce qui pourrait avoir déclenché l'épisode et tenter d'identifier les problèmes médicaux ou psychologiques liés et qui pourraient perturber ou compliquer le traitement.

DÉFIS DU TRAITEMENT

Les traitements pour le trouble bipolaire, tout en étant très efficace, posent au patient des défis spécifiques :

-Les Variations de l'humeur dans les troubles bipolaires ne sont pas prévisibles, de sorte qu'il est parfois difficile de dire si un patient répond au traitement ou s'il émerge naturellement d'une phase bipolaire.
-Un patient souffrant de trouble bipolaire ne peut pas toujours informer correctement le médecin du stade de sa maladie.
- Il est probable que le patient ait besoin de plus d'un médicament au cours de la maladie, ce qui augmente le risque d'effets secondaires pénibles. Le non-respect du traitement est fréquent.
-Les patients ont souvent plus d'un problème médical et ont besoin de différents médicaments pour les traiter. Ces médicaments peuvent interagir avec les médicaments utilisés pour traiter le trouble bipolaire ou augmenter les effets secondaires. Par exemple, les enfants atteints de trouble bipolaire ont un risque plus élevé de trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité, qui est traité avec des stimulants. Ces stimulants peuvent compliquer le traitement du trouble bipolaire.
-Les membres de la famille insuffisamment informés sur la maladie peuvent perturber le traitement.
-Les stratégies de traitement des enfants et des personnes âgées n'ont pas été suffisamment étudiées ou définies.
-Les traitements peuvent être coûteux.

MEDICAMENTS spécifiques et autres traitements utilisés dans les troubles bipolaires

Voici les différents traitements possibles pour la plupart des patients atteints de trouble bipolaire, selon le stade ou l'épisode du trouble bipolaire. Les patients doivent comprendre que, même avec un traitement agressif, environ 75% des patients ont des rechutes maniaque ou dépressive.

Les Médicaments utilisés dans le trouble bipolaire.
Les régulateurs de l'humeur sont les médicaments de première intention pour les patients atteints de trouble bipolaire. Ils sont définis comme des médicaments qui sont efficaces pour les épisodes aigus de manie et de dépression et qui peuvent être utilisés pour la prévention des rechutes. Les stabilisateurs de l'humeur de première intention sont normalement le Lithium (Téralithe) et le Valproate (Dépakote). Ces deux médicaments stimulent la libération d'un neurotransmetteur, le glutamate, bien qu'ils semblent travailler à travers différents mécanismes. D'autres médicaments peuvent également être utilisés. Les médicaments pour traiter le trouble bipolaire devraient être prescrits et gérés par un psychiatre.

-Lithium.
Le Lithium est utilisée depuis des années pour le trouble bipolaire. Il reste le meilleur médicament pour les personnes souffrant de dépression et de manie pur (caractérisée par l'euphorie). Bien qu'imparfait, c'est également un traitement efficace à long terme pour de nombreux patients bipolaires atteints d'autres sous-types.

-Médicaments antiépileptiques.
Les médicaments anticonvulsivants utilisés le plus fréquemment dans le traitement de la maladie bipolaire sont : le Valproate (acide valproïque) la Carbamazépine (Tegretol, Carbatrol, Equetro), l'Oxcarbazépine (Trileptal), et la Lamotrigine (Lamictal). Il y a cependant d'autres médicaments anticonvulsivants utilisés ou étudiés pour le trouble bipolaire comme : la Gabapentine (Neurontin), la Zonisamide (Zonegran) et le topiramate (Topamax). À ce jour, il n'est pas clairement établi qu'un de ces nouveaux médicaments est efficace pour traiter la manie aiguë.

-Antipsychotiques atypiques.
Les Médicaments appelés antipsychotiques atypiques sont utilisés pour traiter la schizophrénie et ont aussi des propriétés de stabilisation de l'humeur qui sont applicables au trouble bipolaire. Ils peuvent être utilisés seuls, ou en combinaison avec le Lithium ou le Valproate. La Clozapine (Clozaril) a été le premier de ces médicaments, mais il n'a pas encore été approuvé dans le traitement du trouble bipolaire. Les nouveaux antipsychotiques atypiques comprennent l'Olanzapine (Zyprexa), la Rispéridone (Risperdal), la Quétiapine (Seroquel), le Ziprasidone (Geodon), et l'Ariprazole (Abilify).

Antidépresseurs.
Les Antidépresseurs seuls ne sont pas recommandés, mais ils peuvent être utilisés avec précaution pour des symptômes dépressifs qui ne répondent pas au Lithium et aux anticonvulsivants .. Les choix de première intention pour les antidépresseurs sont le Bupropion (Wellbutrin) ou la Paroxétine (Paxil). Les alternatives comprennent : un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS), comme la Fluoxétine (Prozac), un antidépresseur plus réçent comme la Venlafaxine (Effexor), ou un inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO).

Ces médicaments peuvent être utilisés, en combinaison, les uns avec les autres. Des médicaments supplémentaires sont utilisés selon les besoins, comme des antipsychotiques classiques, des antidépresseurs, des anxiolytiques, ou des médicaments expérimentaux.

Thérapie par électrochocs.
La thérapie par électrochocs est un traitement qui peut être administré à certains patients pour des épisodes aigus ou pour l'entretien.

Traitements non-médicaux.
En plus des traitements médicaux, la psychothérapie et la gestion du sommeil font également parties du traitement d'un trouble bipolaire. Ils peuvent aider à réduire les symptômes et prévenir les rechutes.

GUIDE POUR LE TRAITEMENT des épisodes maniaques

Étape 1. Déterminer le besoin d'hospitalisation et éliminer les facteurs déclenchants.
Dans le traitement d'un épisode maniaque aigu, la première étape consiste à écarter tout ce qui peut mettre la vie en danger et éliminer les facteurs déclenchants, comme les antidépresseurs ou d'autres substances qui peuvent élever l'humeur. Les patients ont souvent besoin d'une hospitalisation au début de la manie aiguë.

Étape 2. Contrôler les symptômes de la manie avec un stabilisateur de l'humeur.
Initier un traitement, avec un médicament stabilisateur de l'humeur, est la première étape critique. Cela peut prendre plusieurs semaines pour qu'un stabilisateur de l'humeur prenne effet, et d'autres médicaments peuvent être nécessaires.

-Le Valproate ou le Lithium sont les premiers médicaments de référence pour la plupart des épisodes maniaques. Le Lithium est efficace pour la plupart des épisodes hypomaniaques et maniaques.
-La Carbamazépine peut être utilisée à la place du Valproate pour le traitement des patients avec des épisodes maniaques multiples, des épisodes mixtes et des cycles rapides. Une combinaison de ces stabilisateurs de l'humeur peut être utilisées si le patient ne répond pas à un seul médicament.

Étape 3.Traitements additionnels.
D'autres traitements peuvent être ajoutés pour accélérer la récupération, traiter toute psychose, et obtenir la rémission:

-Si le patient ne répond pas totalement au bout d'une semaine et si les symptômes s'aggravent, des antipsychotiques peuvent être ajoutés aux stabilisants de l'humeur. Les antipsychotiques atypiques sont généralement utilisés en premier. Comme l'Olanzapine (Zyprexa), la Rispéridone (Risperdal), la Quétiapine (Seroquel), l'Apriprazole (Abilify), et le Ziprasidone (Geodon). La Clozapine (Clozaril) n'est généralement pas utilisé en raison de ses potentiels effets secondaires graves.
- Les antipsychotiques anciens (aussi appelés antipsychotiques typiques), tels que l'Halopéridol (Haldol), peuvent être utilisés pour la manie aiguë. Ils sont susceptibles de causer des effets extrapyramidaux, qui perturbent les contrôle moteurs. Ils ne sont généralement pas utilisés sur une longue durée.
-Les benzodiazépines, comme le Clonazépam (Rivotril) ou le Lorazépam (Ativan), sont des médicaments anti-anxiété qui peuvent être particulièrement bénéfique pendant la manie sévère.
-La thérapie par électrochocs. Ce traitement non médicamenteux peut aider les patients qui ne répondent pas aux médicaments.

Étape 4. Arret de certains traitements médicamenteux.
En cas d'amélioration et de rémission durable, les antipsychotiques ou les benzodiazépines sont lentement retirés et seul les médicaments stabilisateur de l'humeur sont poursuivis.

Étape 5. Poursuite des médicaments stabilisateurs de l'humeur.
Les Stabilisateurs de l'humeur sont généralement prolongés pendant environ 8 semaines, sauf si le patient présente des signes de virage vers un autre état ​​d'humeur. Si le patient reste stable, le médecin peut décider de poursuivre le traitement d'entretien ou de retirer progressivement les médicaments.

GUIDE POUR LE TRAITEMENT des épisodes dépressifs

Les épisodes dépressifs représentent un défi particulier parce que de nombreux médicaments antidépresseurs présentent un risque de déclencher un épisode de manie. L'efficacité des antidépresseurs classiques dans la dépression bipolaire,n'est pas encore clairement établi. Les épisodes dépressifs sont en fait très difficiles, et les patients qui ne répondent pas aux stabilisateurs d'humeur peuvent avoir des épisodes dépressifs qui se prolongent jusqu'à 2-3 mois.  

Pour les épisodes dépressifs, le Lithium ou la Lamotrigine sont les traitements standard de première intention. De nombreuses études indiquent que le Lithium fonctionne mieux pour contrôler les états maniaque, et que la Lamotrigine est plus efficace pour la dépression bipolaire.

Au bout de 2 - 4 semaines, si aucune amélioration ne se produit, un antidépresseur peut être ajouté. Les antidépresseurs seuls ne sont pas recommandés.Les choix de première intention pour les antidépresseurs, sont le Bupropion (Wellbutrin) ou la Paroxétine (Paxil). Les alternatives comprennent un des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), comme la Fluoxétine (Prozac), un antidépresseur de nouvelle génération comme la Venlafaxine (Effexor), ou un inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO).

D'autres médicaments sont également approuvés spécifiquement pour traiter la dépression bipolaire. Le Symbax (Symbyax) qui combine un antipsychotique atypique, l'Olanzapine, avec un antidépresseur (ISRS), la Fluoxétine. La Quétiapine (Seroquel) est un antipsychotique atypique qui est approuvé à la fois pour le traitement de la manie bipolaire et la dépression bipolaire.

Autres traitements. La thérapie cognitivo-comportementale ou d'autres programmes de psychothérapie peuvent aider les patients à supporter des épisodes dépressifs en développant des méthodes pour gérer les pensées et les comportements négatifs. La thérapie par électrochocs est une autre option pour la dépression qui ne répond pas à des traitements moins intenses.

GUIDE POUR LE TRAITEMENT des épisodes mixtes et des cycles rapides

La première étape dans le traitement des cycles rapides est d'essayer d'identifier et de résoudre les facteurs concomitants, comme l'abus de drogue ou l'hypothyroïdie, qui pourraient avoir causer l'épisode. Beaucoup de patients peuvent nécessiter une combinaison de médicaments pour contrôler les cycles rapides:
-Les antidépresseurs, en particulier ISRS,  peuvent favoriser les cycles rapides et sont généralement modérés.
-Le Lithium ou le valproate sont des traitements de première intention pour les cycle rapides
-La lamotrigine est un traitement alternatif pour les cycles rapides.
-Les antipsychotiques atypiques (olanzapine, aripiprazole, la ziprasidone, rispéridone) sont approuvés dans le traitement des épisodes mixtes. Ces médicaments sont utilisés soit seuls, soit en combinaison avec le lithium ou le valproate.
-La thérapie par électrochocs peut être utile dans certaines situations.

En outre, d'autres mesures devraient être prises:
Les patients doivent éviter les médicaments anti-anxiété, l'alcool, la caféine et les stimulants.
Les patients doivent éviter l'exposition à de la lumière trop forte.
Tous les efforts devraient être faits pour aider le patient à avoir un sommeil normal.

GUIDE POUR LE TRAITEMENT préventif
Médicaments utilisés pour le Prévention des Rechutes. La plupart des patients ont des rechutes après le traitement des crises aiguës, et les patients qui présentent des risques élevés de rechutes  devraient envisager un traitement préventif à vie. Cela implique généralement des médicaments stabilisateurs de l'humeur:
-Le Lithium est le stabilisateur de l'humeur de première intention utilisé dans le traitement préventif. Le Valproate (Dépakote), médicament anti-épileptique, est également un médicament de première intention. Ils ont globalement la même efficacité. Les effets secondaires sont un peu différents, mais le taux d'abandon entre ces deux médicaments est similaire.
-Un médicament anti-épileptique, la Lamotrigine (Lamictal), est également approuvé pour le traitement préventif du trouble bipolaire de type I et peut également être utilisé comme médicament de première intention pour traiter les épisodes dépressifs.
- D'autres médicaments anti-épileptiques, la Carbamazépine(Tégrétol) et l'oxcarbazépine, sont utilisés comme traitements d'entretien alternatifs.
-Les antipsychotiques atypiques peuvent être utilisés pour la prévention des rechutes, en particulier en combinaison avec un stabilisateur d'humeur.

Les recommandations générales pour le traitement préventif avec le lithium sont les suivantes:
-Plus Le Lithium est démarré tôt dans le processus de la maladie, mieux c'est. Des études suggèrent que les patients ayant un traitement au lithium préventif ont des taux de survie comparables à ceux de la population générale, mais ceux qui abandonnent définitivement le traitement ont des taux de survie significativement plus faible en raison d'un risque de suicide accru.
-Les patients qui arrêtent le lithium, puis recommencent, peuvent avoir un risque plus élevé d'hospitalisation et sont plus susceptibles d'avoir besoin de plus d'un médicament.
-Pour ceux qui veulent arrêter, un arrêt progressif (plus de 15 - 30 jours) peut aider à retarder la récidive. L'Arrêt brutal du lithium présente un risque élevé de rechute et même de suicide.

GUIDE POUR LE TRAITEMENT des patientes enceintes atteintes de trouble bipolaire

Le traitement des femmes enceintes avec un trouble bipolaire pose des défis spécifiques. Tous les médicaments psychiatriques peuvent traverser le placenta et arriver dans le liquide amniotique. Ces médicaments peuvent également venir dans le lait maternel. Bien que certains types de médicaments présentent plus de risques pour le fœtus que d'autres, arrêter les médicaments présente aussi des risques importants. Les femmes qui ne reçoivent pas de traitement sont moins susceptibles de recevoir des soins prénatales appropriés, et plus susceptibles de s'engager dans des comportements à risque, y compris l'usage d'alcool et de tabac. Le fait de ne pas reçevoir de traitement peut aussi causer des difficultés dans le lien mère-enfant et des perturbations dans l'environnement familial.

Avant de concevoir un enfant, une femme souffrant de trouble bipolaire devraient consulter son obstétricien, psychiatre et médecin généraliste. Un suivi rapproché avec tous ces professionnels devrait avoir lieu au cours de la grossesse.
Le Collège américain des obstétriciens et gynécologues (ACOG) a un protocole pour les médicaments psychiatrique pendant la grossesse:

-Lorsque c'est possible, un médicament unique avec un dosage plus élevé est préférable à de multiples médicaments.
-Le Lithium est associée à un risque légèrement accru de malformations cardiaques et d'autres anomalies congénitales du fœtus.
-Pour une femme enceinte avec un trouble bipolaire léger, le traitement peut être progressivement estompée avant la conception. Souvent, il est demandé aux femmes qui ont un risque modéré de récidive, d'arrêter la prise de lithium jusqu'à ce que la formation des organes du fœtus soit terminée. Les femmes à risque élevé de rechute peuvent avoir besoin de continuer à prendre du lithium pendant la grossesse.
- Pendant la grossesse, les femmes doivent avoir leurs niveaux de lithium étroitement surveillée. Les taux de lithium dans le sang qui étaient auparavant stable peuvent changer pendant la grossesse.
- Si le Lithium a été pris au cours du premier trimestre, l'échographie et peut-être l'échocardiographie sont généralement réalisé pour évaluer le rythme cardiaque du foetus.
Les femmes qui doivent prendre du lithium pendant la grossesse devraient prendre la dose la plus faible possible et arrêter le médicament 1 - 2 jours avant l'accouchement. Les mères qui prennent du lithium ne doivent pas allaiter leurs bébés, car le lithium est concentrée dans le lait maternel.
Pour les médicaments antiépileptiques, le valproate (Dépakote) ne doit pas être utilisé pendant le premier trimestre de la grossesse, si possible. Le valproate (Dépakote) est spécifiquement associé à des malformations cranio-faciale, du tube neural, ainsi que des malformations cardiaques congénitales, des retards de croissance et des troubles cognitifs. La carbamazépine (Tégrétol) peut également augmenter les malformations faciales. De tous les médicaments antiépileptiques, la lamotrigine semble être le choix le plus sûr.
Pour les antipsychotiques atypiques, les données valable sont limitée. Il n'y a pas eu d'études de longue durée des effets de ces médicaments sur les enfants exposés pendant la grossesse. Certaines études indiquent que ces médicaments peuvent augmenter le risque de faible poids de naissance. En règle général, les médecins ne recommandent pas l'utilisation quotidienne des antipsychotiques atypiques pendant la grossesse.

Pour les antidépresseurs, les médecins décident de l'opportunité de ces médicaments au cas par cas. La paroxétine (Deroxat) ISRS devrait être évité par les femmes qui planifient une grossesse, car ce médicament augmente considérablement le risque de malformations cardiaques du fœtus. D'autres ISRS sont généralement considérés comme sans danger pendant la grossesse et l'allaitement .

GUIDE POUR LE TRAITEMENT des Enfants et des Adolescents.
Les médecins sont encore en train de décider du meilleur traitement du trouble bipolaire chez les enfants et les adolescents. Les médicaments utilisés pour le trouble bipolaire ont des effets secondaires considérables, qui pourraient être encore plus graves chez les  plus jeunes. Les parents doivent tenir compte des risques potentiels et des avantages du traitement pour leurs enfants.
Jusqu'à récemment, le lithium était le seul médicament approuvé pour le traitement du trouble bipolaire chez les enfants (âgés de 12 ans et plus). Quelques médicaments antipsychotiques atypiques, tels que la rispéridone (Risperdal) et ariprazole (Abilify), sont approuvés pour les enfants âgés de 10 à 17 avec un trouble bipolaire.
Le lithium est généralement utilisé comme traitement de première intention, avec le valproate (Dépakote) et la rispéridone (Risperdal)  (ou d'autres antipsychotiques atypiques) comme solution de rechange. Si le traitement avec un seul médicament ne fonctionne pas, une combinaison de médicaments peut être utilisé.
La psychothérapie est également un apport important au traitement médicamenteux. La thérapie qui inclut l'ensemble de la famille est importante. L'Électroconvulsivothérapie (ECT) peut être bénéfique chez des adolescents qui n'ont pas été aidés par les médicaments.

Médicaments
LITHIUM
Le Lithium est un stabilisateur de l'humeur standard pour le trouble bipolaire. Le lithium est extrêmement utile pour la plupart des patients et il réduit de façon significative le taux d'hospitalisations dans le trouble bipolaire. Certaines études montrent les avantages suivants pour le lithium:
-Le lithium est efficace dans 60 à 80% des épisodes hypomaniaques et maniaques (le Valproate (Dépakote) peut être préférable chez des patients avec de multiples épisodes maniaques, des épisodes mixtes et des cycles rapides) .
-Il aide dans la prévention des rechutes.
-Il aide dans le fonctionnement psychosocial.
-Il peut aider à réduire le risque de suicide, indépendamment de ses effets de stabilisateur de l'humeur.
-Il fonctionne bien pour la plupart des patients, même si ils ont cessé de le prendre, puis repris le traitement.

L'Utilisation du Lithium.
Le lithium peut prendre des semaines avant d'être pleinement efficace, les patients ne devraient donc pas s'attendre à une réponse immédiate lors d'un épisode aigu. Les médecins peuvent utiliser différentes approches pour initier le médicament:
-Certains médecins commencent le lithium initialement par deux faibles doses et augmente progressivement la dose au fil du temps jusqu'à ce que le niveau (thérapeutique) efficace soit atteint.
-Une autre approche consiste à administrer une dose plus élevée d'abord et à mesurer les niveaux de médicament dans le sang après 24 heures. Le médecin utilise cette information combinée avec un tableau appelé abaque (nomogram) pour calculer les doses susceptibles d'avoir un effet thérapeutique.

En plus des médicaments, plusieurs facteurs peuvent influer sur les niveaux de lithium:
- Changement de saison - les niveaux de lithium peuvent être plus élevés en été.
- Le cycle menstruel – les niveaux de lithium peuvent chuter pendant la phase prémenstruelle.
- La perte de poids
- Des changements dans la consommation de sel
- La déshydration
- La diarrhée
Les niveaux de lithium devraient être contrôlés régulièrement. Les effets secondaires peuvent se produire à des niveaux thérapeutiques ou à ceux légèrement supérieur au niveau souhaité. Des tests sanguins mesurant les taux de médicaments doivent être effectuées fréquemment pendant les crises aiguës et environ tous les 3 mois pendant le traitement préventif.

La Toxicité du lithium.  
Les signes de toxicité modérée inclus:
- Mains tremblantes
- Nausée
- La production d'urine accrue
- Une vision floue
- Une certaine perte de coordination
Les réactions graves survenant à des taux sanguins plus élevés, inclus:
- Vomissement
- Convulsions
- Mouvements saccadés incontrôlés des bras et des jambes
- Stupeur
- Coma
Les taux sanguins très élevés de lithium peuvent être fatale

Effets secondaires.
Même pour les patients qui ne subissent pas d'effets secondaire sévère, l'utilisation à long terme de lithium n'est pas sans problèmes. Le gain de poids est l'une des principales raisons pour lesquelles certains patients veulent arrêter de prendre le médicament. D'autres effets secondaires incluent:
- Un goût désagréable dans la bouche
- La perte de cheveux
- Les éruptions cutanées qui peuvent ressembler à l'acné et aggraver le psoriasis
- La fonction thyroïdienne faible
- Un risque accru de diabète
- Une pulsion sexuelle émoussée
- Des émotions émoussées et un manque de clarté mentale
- La perte de mémoire
- Le manque de coordination motrice
- Une sensibilité accrue à la lumière
- Volumes d'urine anormales et une altération de la fonction rénale
Dans certains cas, la sensibilité à la lumière peut légèrement affecter la capacité d'une personne à reconnaître les couleurs. Plus sérieusement, il peut causer des problèmes avec la conduite de nuit. Cet effet se produit indépendamment de la durée pendant laquelle la personne poursuis le traitement. Les patients doivent porter des lunettes de soleil à l'extérieur et éviter une exposition prolongée à la lumière.

Interactions médicamenteuses.
Parce que le lithium est éliminé du corps par les reins, des médicaments ou des régimes diététiques qui ralentissent l'action des reins peuvent augmenter les taux sanguins de lithium et doivent être utilisées avec beaucoup de prudence. De tels médicaments comprennent:
- Les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
- Les diurétiques thiazidiques
- Les inhibiteurs de l'ECA

Non-Observance.
Beaucoup de patients à qui ont prescrits du lithium ne prennent pas régulièrement ou arrête de le prendre. Les effets secondaires sont certainement l'une des raisons pour la non-observance. Certains patients regrettent la perte de leurs épisodes maniaques et la joie de vivre et la créativité qui les accompagnent parfois.
Malgré les effets secondaires et d'autres préoccupations, ce médicament important sauve des vies. Le lithium a été en usage depuis plus de 50 ans. L'expérience montre qu'il peut être pris en toute sécurité, par la plupart des patients, même pendant toute la vie.

VALPROATE ET AUTRES MEDICAMENTS ANTICONVULSIVANTS
Les médicaments anticonvulsivants, également appelés antiépileptiques, affectent l'acide aminobutyrique du neurotransmetteur gamma (GABA), qui aide à empêcher la surchauffe des cellules nerveuses. Ces médicaments peuvent être une alternative pour les patients (en particulier les toxicomanes) qui ne tolèrent pas le lithium ou pour qui il ne fonctionne pas. Ces médicaments peuvent également être utilisés en combinaison avec le lithium, des antipsychotiques atypiques, ou d'autres drogues.

Drogues anticonvulsivantes standard.
- Le Valproate (Depakote, Stavzor), également appelé acide valproïque ou divalproate est maintenant un médicament de première intention pour de nombreux patients souffrant de troubles bipolaires.
- La lamotrigine (Lamictal) peut être utilisé pour le traitement préventif des adultes atteints de trouble bipolaire de type I, pour les patients avec des cycles rapides, et pour le trouble bipolaire II, dans lesquels la dépression reste problématique après la prise d'autres stabilisateur de l'humeur.
- La carbamazépine (Epitol, Tegretol), un médicament anticonvulsivant alternatif standard utilisé pour stabiliser l'humeur, est généralement le deuxième choix de médicament anti-épileptique.
- D'autres médicaments anti-épileptiques utilisés ou étudiés pour la bipolarité inclus, la gabapentine (Neurontin), zonisamide (Zonegran) et le topiramate (Topamax). À ce jour, il n'est pas clair si ces nouveaux médicaments sont utiles pour le traitement de la manie aiguë.

Effets secondaires générales.
Les effets secondaires indiquées ici sont associés au valproate (Dépakote). D'autres médicaments antiépileptiques ont des effets similaires et quelques uns en ont des spécifiques. La plupart sont généralement mineurs, survenant en début de traitement et vont en diminuant. Les effets secondaires du Valproate (Dépakote) comprennent:
- Des troubles gastro-intestinaux tels que des nausées, des vomissements, des brûlures d'estomac.
- Des maux de tête
- Des troubles visuels
- Des Bourdonnement dans l'oreille
- La perte de cheveux
- Du gain de poids (un problème important avec le valproate (Dépakote))
- De l'agitation
- Des mouvements involontaires
- Des irrégularités menstruelles et un risque plus élevé de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)
- Des malformations congénitales lorsqu'il est pris par des femmes enceintes au cours du premier trimestre (Des fortes preuves montrent que le valproate (Dépakote) entraîne des malformations congénitales)
- Des troubles cognitifs et des symptômes de la maladie de Parkinson.
Des effets secondaires très graves sont possibles. Les médicaments antiépileptiques peuvent augmenter le risque de pensées et le comportements suicidaires dès la première semaine après le début du traitement médicamenteux. Le risque suicidaire peut se poursuivre pendant au moins 6 mois. Tous les patients qui prennent ces médicaments doivent être surveillés pour une éventuelle aggravation dépressive ou des changements inhabituelles de comportement.
Syndrome de Stevens-Johnson (SJS) est une éruption cutanée rare mais grave et potentiellement mortelle, qui peut se développer comme un effet secondaire de la carbamazépine, lamotrigine, oxcarbazépine et d'autres anticonvulsivants. Comme il s'agit d'un état très grave, ces médicaments sont abandonnées au premier signe d'éruption cutanée. Le risque de réactions cutanées graves est 10 fois plus élevé pour les patients d'origine asiatique que chez les Caucasiens. La FDA recommande que les personnes d'origine asiatique obtiennent un test génétique avant de commencer la carbamazépine pour déterminer si elles sont à risque de cet effet secondaire.
D'autres effets secondaires graves, et rares aussi , peuvent inclure des dommages au foie, des convulsions, le coma et la pancréatite.

alimentaire pour les patients qui n'ont pas répondu à d'autres traitements.

Bonie

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Re: Guide du NyorkTimes 2013

Message  Bonie le Dim 1 Mar 2015 - 22:25

Pour lire la suite c'est par ici:
Nyork Times 2013 PDF

Bonie

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Re: Guide du NyorkTimes 2013

Message  Invité le Lun 2 Mar 2015 - 8:09

Vraiment indigeste...

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Re: Guide du NyorkTimes 2013

Message  Jacques le Lun 2 Mar 2015 - 9:53

Bonjour, Bonie ! Smile

Merci pour l'info ! Comme elle était en double, j'ai fait un peu de ménage.

Dans le post que j'ai mis à la corbeille, tu avais écrit :
« Au passage mon petit site à moi : http://viedefou.free.fr/ »
C'est une information que tu peux spécifier dans ta signature dans ton "Profil", profil que tu peux compléter car nous ne savons toujours pas qui tu es…

Bonne semaine. cat Bisous Very Happy . Jacques Smile

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Clique ici -> «Hello !… Ticket to the mood.…» Born to be bipo
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http://bipolairemd2008.forum-actif.eu/t20-jacques-tb-1

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Re: Guide du NyorkTimes 2013

Message  Invité le Lun 2 Mar 2015 - 11:16

L'inconnu(e)indigeste...autant pour moi! Laughing

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Re: Guide du NyorkTimes 2013

Message  Bonie le Lun 2 Mar 2015 - 13:08

et traducteur ... (désolé pour tes ballonnements mais fait nous une version light?)

Bonie

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Re: Guide du NyorkTimes 2013

Message  Invité le Lun 2 Mar 2015 - 13:33

C'est de l'humour? Laughing

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Re: Guide du NyorkTimes 2013

Message  Invité le Lun 2 Mar 2015 - 13:35

De toutes façons,les 3/4 du forum sont sur FB...alors ne te fatigue pas trop!

Have a nice day!

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claudy

Message  claudy++ le Lun 2 Mar 2015 - 15:16

coucou pommec

je trouve cet article passionnant ,je ne l ai pas encore tout lu

mais je vais le faire,merci beaucoup

bizzzzzzzzz claudy
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