Dossier : les antidépresseurs

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Dossier : les antidépresseurs

Message  Andrée le Ven 2 Aoû 2013 - 5:48

Faut-il en avoir peur des antidépresseurs ?




Le traitement médicamenteux ne constitue qu’un aspect de la prise en charge des sujets présentant des troubles dépressifs ou anxieux. Si historiquement les antidépresseurs étaient des médicaments qui traitaient la dépression, leurs indications thérapeutiques ont été par la suite étendues à d’autres troubles, notamment les troubles anxieux.

Les troubles dépressifs et anxieux
Le diagnostic d’un trouble dépressif ou anxieux et l’indication d’un traitement antidépresseur sont posés à l’issue d’un examen en consultation en ville ou à l’hôpital. Cet examen permet de distinguer un trouble dépressif ou anxieux d’un ou plusieurs symptômes dépressifs ou anxieux qui n’atteignent pas le seuil de définition du trouble. Ainsi, l’existence de symptômes dépressifs ou anxieux au décours d’un événement de vie, (deuil, divorce, chômage…) ne suffit pas à poser un diagnostic de trouble dépressif ou anxieux.

L’évaluation du risque suicidaire doit être réalisée systématiquement à l’interrogatoire chez tout sujet présentant des symptômes dépressifs ou anxieux, même si le patient ne l’évoque pas spontanément. Cette évaluation peut nécessiter l’avis d’un spécialiste. Le risque suicidaire est plus élevé chez le jeune adulte et chez le sujet âgé que dans les autres segments de la population adulte


Les effets indésirables
Les effets indésirables sont, pour leur majorité, de survenue précoce en début de traitement ou après augmentation de la posologie.  

Effets somatiques :

      • troubles de la vision, bouche sèche, constipation, tachycardie, rétention urinaire, confusion, somnolence.

      • nausées, vomissements, diarrhée, hypersudation, céphalées, agitation, insomnie, somnolence, vertiges, tremblements et asthénie.


Effets psychiques :

Il est parfois difficile de distinguer les effets indésirables du traitement des symptômes de la dépression (idées suicidaires, anxiété, insomnie ou constipation par exemple). Tous les antidépresseurs peuvent induire des virages maniaques de l’humeur. La survenue de symptômes, tels que l’insomnie, l’irritabilité, l’anxiété, l’hyperactivité et surtout les idées suicidaires nécessitent une surveillance particulière et des consultations plus fréquentes.

L’arrêt du traitement
Au terme d’un traitement, le médecin va progressivement diminuer les posologies  de façon à prévenir la survenue d’un syndrome de sevrage tout en augmentant la fréquence des consultations pour prévenir la réapparition des symptômes. Le syndrome de sevrage ne signifie pas que le patient est dépendant aux antidépresseurs.

L’information du patient
Il est indispensable d’informer le patient du risque de rechute et de lui apprendre à repérer les signes (en particulier précoces) des troubles dépressifs ou anxieux. Il faut insister sur le fait que l’effet thérapeutique n’est pas immédiat et qu’une amélioration ne doit pas entraîner l’arrêt du traitement sans avis médical. Dans le cadre des épisodes dépressifs caractérisés d’intensité légère, le médecin peut proposer aux patients les conseils d’hygiène de vie suivants : arrêt de l’alcool, diminution de la consommation de caféine (chez les patients anxieux), pratique d’une activité physique, pratique d’une méthode de relaxation.

L’efficacité
De manière générale, après 8 semaines de traitement, un tiers des patients déprimés traités par antidépresseurs ont une réponse complète au traitement. Les antidépresseurs permettent une régression des symptômes dépressifs tels que la tristesse pathologique et/ou la tendance suicidaire. Le début de l’amélioration survient dans un délai variable selon les symptômes dépressifs : quelques jours de traitement pour l’anxiété et le sommeil, après 1 à 2 semaines pour le ralentissement psychomoteur et les idées suicidaires, après 2 à 4 semaines pour l’humeur proprement dite.

Ainsi, le délai d’action des antidépresseurs est compris entre 2 et 4 semaines. Le délai nécessaire à l’obtention d’une réponse thérapeutique complète est de 6 à 8 semaines.

31 juillet 2013


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http://www.24hsante.com/faut-il-en-avoir-peur-des-antidepresseurs

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http://bipolairemd2008.forum-actif.eu/search?mode=searchbox&search_keywords=antid%E9presseurs&show_results=topics


Dernière édition par franzie le Ven 2 Aoû 2013 - 6:06, édité 1 fois

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Antidépresseurs : les traitements de l’humeur

Message  Andrée le Ven 2 Aoû 2013 - 6:00

Par La rédaction d'Allodocteurs.fr
rédigé le 1 décembre 2008, mis à jour le 15 juin 2011

Antidépresseurs : les traitements de l’humeur

Les Français sont les plus grands consommateurs d’antidépresseurs en Europe. Dans quels cas sont utilisés ces médicaments ? Quelle est leur action sur notre état émotif ? Quel est leur rôle dans le cadre d’une thérapie ? Comment ces médicaments guérissent-ils la dépression ?

Sommaire

   Un frein aux émotions négatives
   Sonder la dépression grâce à l’imagerie cérébrale
   Traiter la dépression
   Quand une dépendance s'installe...
   En savoir plus


Les antidépresseurs sont des psychotropes. Ils agissent sur le cerveau et, comme leurs noms l'indiquent, ils traitent la dépression, une maladie qui touche l'humeur.

Le cerveau est formé de milliards de neurones. Ces neurones forment des réseaux spécifiques et spécialisés dans différentes tâches. Certains reçoivent des informations, d'autres les analysent et d'autres sont chargés d'envoyer les ordres vers le corps. Cette communication est possible grâce à la présence de messagers chimiques qu'on appelle neuromédiateurs. Parmi eux la sérotonine, la dopamine, l'acétylcholine et le GABA...

Voir dossier complet :
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http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-antidepresseurs-les-traitements-de-l-humeur-243.asp?1=1


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Re: Dossier : les antidépresseurs

Message  Tara le Ven 2 Aoû 2013 - 6:22

Merci Franzie, sunny 

tu as mis là des choses intéressantes qui m'éclairent, mais cela n'empêche que l'AD sur du long terme n'est apparemment pas la meilleure des solutions, pour nous bipolaires.

Ils favorisent les phases d’excitations !
Ceci n'est que mon cas personnel, je précise et l'explication de ma psy, depuis ma forte diminution mais pas encore l'arrêt, je vais bien.

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Re: Dossier : les antidépresseurs

Message  Andrée le Ven 2 Aoû 2013 - 6:33

Bonjour tara,
si certains articles t'ont parus intéressants et un peu éclairés, alors, tant mieux...
Bonne journée.
Bises.
franzie

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France 5.fr - Allo Docteurs - Antidépresseurs

Message  Andrée le Dim 27 Avr 2014 - 17:48


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Re: Dossier : les antidépresseurs

Message  Andrée le Mer 28 Mai 2014 - 8:48

L'Académie de médecine au secours des antidépresseurs

Publié le 23/05/2014





Les "sages" viennent de publier un rapport qui justifie la prescription des antidépresseurs et réclame plus de recherches sur leurs effets réels...

Lire la suite
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http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/l-academie-de-medecine-au-secours-des-antidepresseurs-23-05-2014-1827168_57.php

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Re: Dossier : les antidépresseurs

Message  Andrée le Dim 1 Juin 2014 - 8:29



Les effets des antidépresseurs

Ajoutée le 25 mai 2014
Il ne faut pas confondre la consommation d'antidépresseurs et la consommation d'anxiolytiques.

Andrée

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Re: Dossier : les antidépresseurs

Message  Andrée le Dim 1 Juin 2014 - 9:08

Académie de médecine – Antidépresseurs : 8 idées reçues battues en brèche


jeudi 29 mai 2014







L'Académie de médecine monte au créneau pour clamer l'utilité et l'efficacité des antidépresseurs... lorsqu'ils sontcorrectement prescrits
L’efficacité des antidépresseurs sur les symptômes émotionnels dépressifs ou anxieux est désormais bien établie.
Pourtant, ces molécules font l'objet d'une défiance, voire d'un rejet, qui retarde le repérage de ces troubles et leur prise en charge par une prescription judicieuse.
Or, tant que les effets neurobiologiques de ces médicaments ne seront pas élucidés, la recherche de cibles pertinentes pour les molécules du futur demeure une nécessité ainsi que l’évaluation des effets chez la femme enceinte, l'enfant et l'adolescent.
 Voici huit idées reçues que l'Académie de médecine a tenu à réfuter... ou pas.


1. Les médicaments psychotropes se valent tous


FAUX. Il ne faut pas confondre les anxiolytiques ou tranquillisants (Valium, Lexomil...), utiles à court terme pour calmer l'angoisse tout comme l'aspirine calme le mal de dent sans le traiter, et les antidépresseurs qui eux soignent les maladies dépressives.


2. Les Français détiennent le record de la consommation d'antidépresseurs


FAUX. Ne pas confondre coup de blues et maladies dépressives... dont une sur deux, actuellement en France, n'est pas correctement diagnostiquée ni traitée ! 
Cette priorité de santé publique est de mieux en mieux reconnue partout dans le monde, et notre pays n'arrive qu'au 5e rang en matière de prescription d'antidépresseurs. Cependant, il est vrai qu'en France, la facilité d'accès aux soins, et aux médicaments en particulier, fausse les comparaisons.


3. Les antidépresseurs induisent une dépendance


FAUX. La dépendance signifie qu'il y a une nécessité d’augmenter les doses pour un même résultat - c'est l'effet de tolérance - et un syndrome de sevrage à l’arrêt.
 Pour autant, les antidépresseurs doivent être prescrits dans le respect des bonnes règles de prescription telles qu'elles ont été édictées par la Haute autorité de santé (HAS), après un diagnostic bien posé et avec un suivi d’abord hebdomadaire puis mensuel.

4. Les antidépresseurs favorisent le suicide

FAUX. Le rôle éventuellement déclencheur de conduites suicidaires au moment de la mise en place d’un traitement antidépresseur est connu depuis l’origine de ces médicaments. 
Pour autant, la majorité des sujets déprimés qui se sont suicidés ne recevaient pas d'antidépresseurs.
En réalité, le taux de suicide dans un pays est inversement proportionnel au taux de prescription d'antidépresseurs. 
Ainsi, depuis les mises en garde concernant ces prescriptions chez les enfants et adolescents, on a constaté une augmentation des suicides des jeunes aux Etats Unis, aux Pays Bas et au Canada alors qu'ils étaient en diminution constante depuis au moins 20 ans.

5. Tous les médecins peuvent prescrire des antidépresseurs

VRAI. La majorité des prescriptions d’antidépresseurs sont effectuées par le médecin généraliste, en particulier chez les sujets âgés. Toutefois, repérer la symptomatologie et prendre les bonnes décisions thérapeutiques, savoir prescrire ou ne pas prescrire un antidépresseur, exige une formation (http://www.sciencesetavenir.fr /tag/formation) spécifique qui n'est pas suffisamment dispensée actuellement.
FAUX. La primoprescription d’un antidépresseur chez les moins de 18 ans doit être réservée aux médecins spécialistes en pédiatrie et/ou en psychiatrie.

6. Pas d'antidépresseurs pendant la grossesse

VRAI. On connaît encore trop peu les effets de ces médicaments sur le fœtus ou l’enfant naissant lorsqu'ils sont prescrits à la femme enceinte.
FAUX. Il faut tout de même prendre en compte les possibles effets délétères de la dépression de la mère sur le neurodéveloppement de l'enfant.

7. La dépression de l'enfant est un mythe

FAUX. La prévalence des troubles dépressifs est élevée mais encore trop méconnue (2,1 à 3,4 % chez l’enfant et 14 % chez l’adolescent). Ainsi, les études d’efficacité des médicaments antidépresseurs chez l’enfant ne tiennent pas compte des variations, en distinguant 2 tranches d'âge (6-12 ans et 13-18 ans).

8. On peut soigner la dépression sans antidépresseurs

FAUX. Une méta-analyse récente chez l'adulte indique que les psychothérapies n'ont pas d'effet sur les idées suicidaires en dépit de leur effet sur la dépression. Surtout, les traitements, notamment à base de plantes, en vente libre sur Internet en particulier, sont non seulement inefficaces mais peuvent être dangereux.

Source : Sciences et Avenir, 26 mai 2014,
http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20140526.OBS8544/antidepresseurs-8-idees-recues-battues-en-breche-par-l-academie-de-medecine.html
&
Rapport de l’Académie de médecine concernant les antidépresseurs 

Note du CIPPAD : En complément du point 8, à propos de la Méditation de Pleine conscience, qui bénéficie depuis septembre 2012 d’une surprenante promotion médiatique dans l'hexagne, nous souhaitons apporter l'information suivante.
 Une méta-analyse récente concernant la Méditation de Pleine conscience et des méditations utilisant des mantra, réalisée par l’Agence de santé américaine (AHRQ) en partant de 18 753 publications, incluant 47 essais cliniques avec 3515 personnes, conclue à une évidence peu solide d’un possible effet de la Méditation de Pleine conscience sur l’amélioration des états anxieux et dépressifs, pratiquée en l’absence de groupes contrôles. La Méditation de Pleine conscience, lorsque comparée à l’effet de traitements usuels ou à des contrôles appropriés, ne montrent aucun effet supérieur à ces derniers.

De plus, il n’a pas pu être mis en évidence d’effet positif de la Méditation de Pleine conscience sur une amélioration de l’humeur, l’attention, l’addiction à des substances (alcool, cigarettes, etc.), les habitudes alimentaires, la qualité du sommeil ou le poids.

- Meditation Programs for Psychological Stress and Well-Being, Heffective Health Care Program, comparative Effectiveness Review, number 124, January 2014, Agency for Healthcare Research and Quality U.S. Department of Health and Human Services 540 Gaither Road
Rockville, MD 20850
, www.ahrq.gov.


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Andrée

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