Nos points communs avec les chats

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Nos points communs avec les chats

Message  Invité le Lun 26 Nov - 10:30

Bonjour à tous,

Je suis en train de lire un livre d'une vétérinaire comportementaliste (Le comportement du chat de A à Z, comprendre et agir, par le Dr Valérie Dramard) et je crois bien que j'en apprends également sur nous.

En voici, un exemple, p43 : "l'attachement et la résilence"

La notion d'attachement a provoqué entre psychanalystes et éthologues nombre de débats et de polémiques dans les années 60. En première ligne, John Bowlby, psychiatre et psychanalyste anglais, qui avait étudié l'importance de l'attachement dans la survie des enfants dans les orphelinats après la Deuxième Guerre mondiale, et Harry Harlow, psychologue américain, dont les expériences cruelles, avaient montré que les bébés singes rhésus mourraient si on les privait de leur mère. La conclusion fut que, plus encore que la nourriture, l'attachement est un processus vital pour le bébé, animal ou humain.

La résilience est un concept développé par Boris Cyrulnick, neurologue, éthologue, psychiatre et psychanalyste français, à partir d'une notion qui appartient au départ au domaine de la métallurgie : il y désigne un matériau qui est à la fois élastique et fragile, apte à retrouver son état initial après un choc ou d'une pression continue. En matière de psychologie, on désigne par résilience la capacité d'une personne à rebondir après un choc ou un traumatisme, grâce à ses propres ressources mais aussi et surtout grâce aux liens d'attachement qu'elle aura pu tisser avec une personne (ou un animal).

Clémentine sunny

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Re: Nos points communs avec les chats

Message  Invité le Lun 26 Nov - 11:07

Autre passage intéressant (p91/92) :

DYSTHYMIE

Maladie psychiatrique rare chez le chat, la dysthymie atteint surtout le chat Abyssin, ce qui implique qu'il y a probablement une prédisposition génétique et des lignées plus touchées. Une anxiété non traitée peut également évoluer progressivement en dysthymie.

Etymologiquement, le mot dysthymie signifie "trouble de l'humeur" : un beau jour, le chat change d'humeur et devient agressif et anxieux. Les agressions sont essentiellement des agressions par peur : l'animal attaque violemment en mordant et griffant les personnes de la maison, sans que l'on puisse identifier réellemment la cause de ces agressions. Le chat dysthymique reste quelques jours dans cet état d'agressivité et d'anxiété ; puis, aussi soudainement que les troubles sont apparus, il recouvre une attitude tout à fait normale. Généralement, d'autres comportements sont modifiés en cas de dysthymie, comme l'appétit, la quantité de boisson et le sommeil.

Le diagnostic de dysthymie est établi quand on peut mettre en évidence un cycle (par ex, le chat fait tous les 3 mois une "crise" qui dure 10 jours).

Le traitement n'est pas clairement défini chez le chat. Tout produit apaisant ou anxiolytique peut l'aider à être moins anxieux pendant ses crises, la fluoxétine étant particulièrement intéressante pour diminuer la violence des agressions.

Un traitement, ponctuel lors d'une crise, ou au long court, est possible, mais on ne peut pas espérer de véritable guérison (...).

Bref, ils ne sont pas beaucoup mieux lotis que nous !!!

Clémentine sunny

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