Les paternités tardives augmenteraient les risques

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Les paternités tardives augmenteraient les risques

Message  Invité le Dim 21 Oct 2012 - 19:23

Pour une fois que l'âge de la mère n'est pas incriminé ! Je crois que j'avais déjà signalé cet article, mais dans le doute...

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/autisme-les-paternites-tardives-augmenteraient-les-risques-22-08-2012-1814487.php

Autisme. Les paternités tardives augmenteraient les risques

Un homme de 20 ans transmettrait 25 mutations génétiques spontanées à sa descendance. Et 65 quand il en a 40. Contrairement à des idées reçues qui ont la vie dure, il n'y a pas que l'âge de la future mère qui compte pour la santé du bébé. Troubles autistiques, mais aussi schizophrénie et malformations congénitales : les pères âgés peuvent aussi faire courir de sérieux risques à leur descendance.

Selon une étude publiée ce mercredi dans la revue scientifique britannique Nature, plus les hommes sont âgés au moment de la procréation, plus le génome qu'ils transmettent à leurs enfants comporte de mutations spontanées. Certaines de ces mutations passent pour être impliquées dans les troubles autistiques et la schizophrénie.

Etude sur le génome de 78 enfants et de leurs parents
Ainsi, pour chaque année supplémentaire du père à la naissance, environ deux mutations spontanées de plus sont observées chez l'enfant, selon Kari Stefansson. Il est l'un des auteurs de l'étude réalisée sur le génome complet de 78 enfants atteints de troubles autistiques ou de schizophrénie, et de leurs deux parents.

Source de diversité génétique... mais aussi de maladies
Les mutations spontanées apparaissent chez un individu alors qu'aucun de ses parents ne les possède dans son patrimoine génétique. Elles surviennent lors de la formation ou de la vie des gamètes d'un des deux parents, le plus souvent chez le père. Elles ne sont pas néfastes en soi : elles constituent l'une des principales sources de diversité génétique, moteur de l'évolution. Mais ces mutations peuvent aussi générer des maladies ou malformations congénitales.

Le chaînon manquant
Des études épidémiologiques avaient déjà fait état d'un lien statistique entre l'âge du père à la conception et l'augmentation du nombre de cas d'autisme. D'autres études avaient de leur côté lié ces maladies à certaines mutations génétiques. Mais l'étude islandaise établit le chaînon manquant : "elle rapproche tous les faits connus jusqu'à présent et les mesure de façon fiable", relève Stanislas Lyonnet, professeur de génétique à l'Université Paris Descartes et chercheur à l'Institut des maladies génétiques Imagine.

60 mutations spontanées dans le génome du nouveau-né
Le génome d'un nouveau-né contient en moyenne 60 mutations spontanées, dont 15 "transmises" par la mère et le reste par le père, en fonction de son âge (25 mutations pour un homme de 20 ans et 65 pour un homme de quarante ans), selon l'étude islandaise. "Nous avons été surpris de découvrir que l'âge du père était extrêmement important", avec 97,1% des nouvelles mutations spontanées dues à l'âge dans un couple attribuables au père, précise M. Stefansson.

Troubles autistiques : 600.000 personnes concernées en France
Les troubles autistiques - qui se traduisent par une interaction sociale anormale et des comportements répétitifs - sont en forte augmentation dans la plupart des pays développés. En France, quelque 600.000 personnes sont en situation d'autisme, selon le ministère des Personnes handicapées.

Au delà de l'autisme et de la schizophrénie, l'âge du père est également soupçonné de jouer un rôle dans certaines malformations osseuses, cardiaques ou rénales, selon le Pr Lyonnet.

L'âge du père à la procréation remonte
L'âge du père à la procréation a baissé au XXè siècle pour atteindre son niveau le plus bas en Islande, comme dans d'autres pays européens - dans les années 1970. Mais ensuite il est remonté, aboutissant à une augmentation sensible du nombre des mutations spontanées retrouvées chez les enfants.

L'âge de la mère : pas d'impact sur les mutations spontanées
L'âge de la mère n'influe pas sur les mutations spontanées, car à la différence des spermatozoïdes qui sont produits pendant toute la vie adulte, les ovules sont présents dans les ovaires dès la naissance. Mais il joue un rôle dans les anomalies chromosomiques telles que les trisomies, notamment la trisomie 21, qui interviennent notamment par mauvaise répartition des chromosomes lors de la première division cellulaire.

Des idées reçues battues en brêche
"Contrairement à ce que pense le grand public, l'augmentation de l'âge à la procréation n'est pas un risque moindre pour les hommes que pour les femmes" conclut le Pr Lyonnet.

La redac web avec AFP

Clémentine sunny

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