personnalités borderline état limite - proches - entourage

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personnalités borderline état limite - proches - entourage

Message  Invité le Ven 11 Mai 2012 - 9:28

Comme des hérissons en hiver

Humeur changeante, altération du raisonnement, émotions excessives: les personnalités dites borderline souffrent un calvaire souvent mal compris.

Un personnage hors normes, un peu borderline, comme il en existe peu à Genève.» C’est ainsi qu’un politicien haut en couleur, récemment décédé, fut salué dans la presse par l’un de ses amis. On comprend tout ce que ce terme anglo-saxon de «borderline» peut avoir d’ambigu et de passe-partout.

Même en psychiatrie où le TPB (trouble de la personnalité borderline) n’est guère étudié que depuis une trentaine d’années et se voit souvent mal compris. Tout en générant une souffrance «banalisée ou condamnée, voire punie par l’entourage», notent le professeur Bernard Granger et la psychologue Doria Karaklic, auteurs d’un livre sur la question.

Des proches assez facilement tentés de voir en effet dans les manifestations d’impulsivité et d’instabilité chronique des personnalités borderline les banales conséquences d’un «mauvais caractère» ou d’«un manque de volonté».

En gros, il y a TPB lorsque les réactions émotionnelles, les comportements et attitudes habituelles d’un individu deviennent durablement «inadaptés». Des troubles de caractère «souvent qualitativement les mêmes» que chez les «individus normaux», mais «amplifiés».

Ainsi, par rapport à l’impulsivité occasionnelle de tout un chacun, celle du borderline sera «excessive, fréquente, autodestructrice».

Une importante perturbation des émotions

Le TPB peut conduire à des attitudes de mise en danger «telles que des rapports sexuels non protégés avec des inconnus, des abus des substances, des dépenses inconsidérées» ou encore des automutilations. Avec, en sus, l’angoisse constante d’être rejeté ou quitté par le partenaire ou les proches, ainsi que des «sentiments de vide et de désespoir».

Bref, la perturbation émotionnelle du borderline se manifeste «par son incapacité à avoir des sentiments nuancés à l’égard d’une personne ou d’une situation».

Les proches ne doivent pas tolérer certaines attitudes.
- Dora Karalic, psychologue, et Bernard Granger, psychologue
Pas facile à vivre, on l’a dit, pour un entourage dont le comportement peut pourtant avoir une influence décisive et positive, à condition d’être approprié: «Si les proches doivent rester calmes et ne pas exprimer de façon trop visible leurs émotions, ils doivent aussi ne pas tolérer certaines attitudes du patient, comme les colères, les menaces, les coups, les injures.» Sans pour autant l’«affronter de front, ni poser d’ultimatum à tout bout de champ».

D’autant moins facile, explique de son côté le très médiatique psychologue Christophe André, que vis-à-vis de leurs proches, les borderlines expriment «des demandes envahissantes d’être aimés et assistés, qu’ils alternent avec des fuites brutales quand l’intimité devient trop menaçante pour eux.»

Une difficulté à gérer la distance

C’est ainsi qu’un sobriquet leur serait venu dans les milieux psychiatriques: «des hérissons en hiver». «Ils ont envie de se rapprocher de l’autre pour se réchauffer, mais s’ils se rapprochent trop près, ils se piquent.

Quant aux causes du TPB, relèvent Granger et Karaklic, elles sont sans doute «multiples». Génétiques, sociales, psychologiques, biologiques. Avec mention particulière à «des antécédents d’abus sexuels».

Le TPB fut aussi soupçonné d’être un mal féminin (70% des consultations). On peut penser qu’en réalité, les hommes consultent moins. Ou, selon la vieille plaisanterie, qu’ils se trouvent déjà tous en prison.

«Ils ont besoin d’un certain degré de dépendance»

Les troubles de la personnalité borderline d’autre part se rencontrent essentiellement dans les sociétés industrialisées. Granger et Karaklic ont leur petite idée: l’individualisme, la faiblesse et la précarité des liens sociaux dans les pays développés fragiliseraient «les individus vulnérables, dont les sujets borderline qui ont besoin d’un certain degré de dépendance affective pour pouvoir fonctionner de façon optimale». Même s’ils peuvent sembler d’une constance et d’une régularité décourageantes, les troubles borderline se soignent et même plutôt bien si l’on en croit Granger et Karaklic. Au moyen, principalement, d’une «psychothérapie adaptée», et à condition qu’elle dure suffisamment longtemps: «Environ deux ans.»

Reste que la vie du borderline se résume souvent à un gros paquet de souffrances, comme le montrent les nombreux témoignages recueillis par Granger et Karaklic. De souffrances et d’incertitude absolue: «Je ne sais pas qui je suis. Je suis complètement contradictoire: un jour je veux une chose; le lendemain, autre chose. Je ne sais pas ce que je veux ni où je vais dans ma vie.»
exploration http://www.migrosmagazine.ch/au-quotidien/sante-et-psychologie/article/comme-des-herissons-en-hiver

post relié http://bipolairemd2008.forum-actif.eu/t4675-les-borderlines-pr-bernard-granger-video-livre

Bonjour,

Je vous invite à poster vos notes de lectures et/ou les questions ou réflexions que cet article vous inspire.
Merci d'avance.
blabla

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Borderline. A un compagnon disparu - Anne-Catherine Menétrey-Savary

Message  Invité le Ven 11 Mai 2012 - 16:35

10 décembre 2009
Borderline. A un compagnon disparu, par Anne-Catherine Menétrey-Savary

Dans son livre «Borderline», l’ex-conseillère nationale Anne Catherine Menétrey raconte le mal psychique qui a détruit son compagnon. Elle détaille aussi les difficultés rencontrées à ses côtés.

extrait Aux femmes dans cette situation, les 3 conseils d’Anne-Catherine Menétrey
1. Ne pas rêver pouvoir guérir l’autre.
2. Se faire aider quand on n’en peut plus.
3. Continuer de travailler, de voir ses amis, de se faire plaisir sans l’autre pour conserver l’estime de soi.

Lire l'article Arrow http://www.femina.ch/loisirs/borderline-a-un-compagnon-disparu-par-anne-catherine-menetrey-savary

Borderline. A un compagnon disparu, Anne-Catherine Menétrey-Savary, Editions d’En Bas.
Postface du professeur François Borgeat.

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Re: personnalités borderline état limite - proches - entourage

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