du mal a m accepter bipo

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du mal a m accepter bipo

Message  petitenajia le Lun 7 Juil 2008 - 14:56

Bonjour,

J'avais raconté mon histoire précédemment sous le pseudo de mekaret sur l'ancien forum.

me revoilà, sous un nouveau pseudo et toujours bipo...

En crise maniaque, à vrai dire.

J'ai eu une rechute au niveau de la drogue. J'ai repris de la cocaîne, fumée sous forme de crack. Cela a duré deux mois, j'ai flambé toutes mes économies, j'étais à bout de nerfs... Il y a 3 semaines alors, j'ai demandé à mon compagnon de me conduire à l'hôpital.
J'entendais dans ma tête une petite voix me décrire mille et une façons pour me suicider. Je commençais à avoir de plus en plus l'envie de passer à l'acte.

Même si la cocaine provoque en soi un état dépressif, je contrôlais les descentes mais là, j'étais vraiment dépressive, à bout.

Au départ, mon compagnon trouve cela excessif. Mais grâce au soutien d'une amie, je réussis à l'emmener avec moi chez le médecin pour obtenir une demande d'hospitalisation.

Par la suite, je n'arrivais plus à faire la moindre démarche, ne fut-ce que téléphoner à l'hôpital me semblait totalement impossible... Bref, on finit par aller aux urgences, une psy nous attendait.

Son premier verdict, quand je lui ai dit que j'étais bipolaire et diagnostiquée par ma psychiatre, c'est que non, je ne suis pas bipo. Pour elle, je souffrais d'un malaise, pas vraiment d'une dépression (ah bon ? et les trois TS dans ma vie ? et toutes les périodes de ma vie où j'étais plongée dans un coma psychique, pleurant et me sentant au bord de la mort ?).
Mais j'allais tellement mal que je n'arrivais pas à parler, ni à me concentrer et encore moins à formuler clairement mon mal-être. Bref, dépressive en un mot.

Le pire c'est qu'elle m'a balancé: "vous me mettez le couteau sous la gorge car vous avez un mot de votre médecin. J'aurais préféré que ce soit votre psychiatre qui fasse une demande d'hospitalisation".

Je me dis "c'est mort... je vais rentrer, boire tous mes médocs, m'ouvrir les veines et peut-être...." Mais je ne pouvais pas faire une telle chose ! Mon compagnon était avec moi, il s'inquiétait déjà assez pour moi. J'allais pas en rajouter une couche, je voulais m'en sortir. J'en ai connu des dépressions répétitives dans ma vie. Là, j'étais assez lucide pour savoir ce que je devais faire pour sauver ma vie !!

Finalement elle décide d'écouter mon copain. Il apporte un regard extérieur et au moment où il parle de mes crises de nerfs, automutilations etc... elle finit par accepter de me garder une semaine.

Ca m a fait du bien sauf qu'ils m'ont laissé uniquement sous antidépresseur (ben oui... pour elle, je suis loin d'être bipo, j'étais pas en phase maniaque).

Je sors de l'hopital, reprends contact avec ma psychiatre qui revenait de vacances et nous avons pris un rendez-vous.

Dès le lendemain de ma sortie, je reprends mon travail et je me suis retrouvée plusieurs jours en état d'hypersensibilité. J'en parle à ma psy qui me trouve déjà un peu speed et elle me prescrit du tercian.
Puissant sédatif, je retrouve le sommeil car déjà les deux dernières jours à l'hôpital, je commençais à souffrir d'insomnie.

Le travail est pénible, vivre avec ça au boulot c'est très très pénible d'autant plus que je tentais de gérer mais j'étais à fleur de peau et je finissais par exploser en larmes lorsqu'un client m'insultait au téléphone, ce que je sais pourtant gérer en temps normal.

Les jours passent et je commence à me sentir mieux, de bonne humeur, plus ouverte. Mon sommeil se réduit, même si la journée précédente a été longue. En quelques jours à peine, je me sens pleine d'énergie, d'excellente humeur. Très positive, je décide de faire le ménage à fond chez moi après le boulot me disant "chaque jour un peu" mais lundi dernier, je me suis retrouvé à 22H à laver les murs de la cuisine et mon compagnon ne savait plus comment me raisonner.

Je ne supportais pas ses remarques, je passais de l'euphorie à l'agressivité pure et j'ai compris que je perdais le contrôle.

Bref, sans ajouter tous les autres symptômes (débit de paroles accéléré, travail de longues journées sans ressentir de fatigue, hyperpositive et hallucinations auditives et visuelles car j'étais persuadée de voir le locataire précédemment décédé allonger sur le lit etc...), j'ai compris que je basculais clairement dans une phase maniaque.

J'ai appelé ma psy, on a revu le traitement pour que je redescende un peu mais ça a été pénible. J'étais par moment excitée, énervée puis après j'avais de grandes crises de larmes, de tristesse, d'angoisse.

Selon ma psychiatre, j'ai un trouble bipolaire bon pas très grave mais suffisamment developpé pour le soigner d'autant plus que j'ai des antécédents familiaux.
Ma mère a souffert toute sa vie de hauts et bas très marqués, aujourd'hui elle suit un traitement et elle est stable.
Ma seconde soeur aînée est clairement bipo, voire schyzo car elle est persuadée d'être connecté avec Dieu et tous les prophètes ainsi que des extraterrestres qui lui envoient des messages...
Mon autre soeur aînée a des périodes de dépression qui se sont répétées.

Ma psy me dit qu'avec tous ces antécédents familiaux et mon propre vécu (dépressions à répétition et souvent sans qu'il y aie des éléments à le justifier, des phases de haut de type hypomanie), c'est clair que pour elle je souffre du trouble bipolaire.

Mais à l'hôpital, ils ont pensé que non parce que je n'ai pas fait par exemple de dépenses excessives durant mes phases de haut (ben je dépensais plus que d'habitude mais sans pour autant contracté des crédits par exemple).

Ils m'ont questionné, il y a des choses que j'ai répondu à l'affirmative et d'autres pas. Comme j'ai pas répondu à 100% de manière affirmative à leurs questions et que j'étais bien dépressive à l'hôpital (pensées suicidaires, crises d'angoisses, fatiguée comme pas possible...), ils m'ont juste diagnostiquée avec un sorte de malaise, coup de blues qui revient mais pas du tout bipolaire.
Du coup, à l'exception des antidépresseurs et d'un peu d'anxyolitique uniquement en cas de crise d'angoisse, ils m'ont dit que je ne devais pas prendre de dépakote ou autre médicament du même type.

Je me doute qu'ils se trompent, je me dis que je dois pas écouter mais c'est dur pour moi.

Je ne sais pas, je ne sais plus. Je présente de nombreuses caractéristiques mais j'aimerais avoir votre avis.
Vous qui souffrez d'un trouble bipolaire, pensez-vous que j'en souffre également ?

J'aimerais juste votre avis là dessus, je ne sais plus quoi penser de ces multiples diagnotiques différents qu'on m'a donné au cours de ma vie.

En tout cas, ce qui est sûre, c'est que si je ne prends qu'un antidépresseur, je vire vraiment en état euphorique et hyperactif qui finit par m'épuiser. C'est pas la première fois de ma vie que ça m'arrive en plus !

Je manque pas mal de confiance en moi, on ne me croit pas toujours quand je dis que je souffre d'un trouble bipolaire (même mon entourage) mais j'aimerais votre avis, connaître votre expérience egalement.

Merci d'avance.
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Bipo or not bipo?

Message  Mary le Lun 7 Juil 2008 - 19:46

Bonjour Petitenajia,

J'ai été diagnostiquée il y a maintenant 2 mois. D'après mon psychiatre, ce n'est "que" le fonctionnement biochimique de mon cerveau qui part en sucette de temps et temps, donc médicaments, pas de psychothérapie inutile. Mais il est important que je connaisse bien cette "maladie" et les façons dont elle se manifeste. Ainsi, il m'a recommandé de lire "Nous sommes tous des maniaco-dépressifs, du Dr. Ronald Fieve. Un bouquin qui a plus de 30 ans, mais qui reste d'une extraordinaire modernité. Bref, je me suis trouvée apaisée, et rassurée.

Pour faire court, d'après ce docteur, les HP et psychiatres éviteraient beaucoup de dégâts s'ils s'intéressaient d'un peu plus près à la psychose maniaco-dépressive.

Il n'est pas "nécessaire" de vider son compte en banque, de partir au bout du monde sur un coup de tête pour être bipolaire. Ce docteur relate nombre de crises vécues par ses patients. Je ne suis pas médecin, mais il te considérerait sûrement comme une personne bipolaire.

Il traite également beaucoup dans ce livre de ce qu'il appelle "la dépression récidivante", qui est une forme de bipolarité également (les "grandes manies" en moins). Bref, c'est très intéressant, et je te le recommande (bien que cet ouvrage soit difficile à trouver en raison de son ancienneté. Je crois que j'ai acquis le dernier exemplaire d'amazon...).

Par ailleurs, ton témoignage m'a intéressée. Je suis anciennement consommatrice de cocaïne également. Par période d'une semaine ou deux, mais en énorme quantité. C'était sans doute pour essayer de sortir de ma léthargie de phase down. Bref, moi aussi, c'est après un période de défonce totale (puisque j'en consommait en plus de tonnes d'antidépresseurs, de benzos et d'alcool simultanément) que j'ai pris les mesures qui s'imposaient (pas en entrant en HP car je n'avais jamais considéré cet éventualité), mais en quittant mon école et en retournant chez mes parents (sorte d'internement aussi, mais différemment). C'est à la suite de ça que j'ai consulté et ai été diagnostiquée. Et pourtant, je n'ai jamais été sujette à des hallucinations, ni à toute autre manifestation spectaculaire de la manie. Mais voilà, peu importe, déclarée bipolaire, et l'ayant accepté, me voici bien traitée, plutôt stable (malgré des montagnes russes tout de même atténuées).

Bref, malgré mon peu d'expérience, je répondrai à ta question en te répondant que d'après ce que tu nous raconte, il me semble que c'est bien de bipolarité dont il s'agit. Mais attention! Je ne suis pas médecin, et ne suis pas objective!

Je finirai en disant que de toutes façons, tu as du tomber sur des gros cons à l'hôpital. Il me semble qu'un "malaise" ou un "coup de blues" n'a jamais ôté toutes les forces de quelqu'un, ne lui a jamais donné d'idées suicidaires, ni provoqués de crises d'angoisse. Tu as dû tomber sur des gens pressés de finir leur service.

Pardon si j'ai été trop bavarde, j'espère que j'aurai pu t'aider et t'éclairer un peu. Je suis arrivée sur le forum avec le même genre de questions que toi (voir forum syne "quand le diagnostique tombe..." et j'ai reçu des réponses éclairantes et intéressantes, qui méritent que t'y jette un oeil.
Je te souhaite bon courage! Tiens nous au courant, et accroche-toi!

Bises

Gervaise

Le monde appelle fous ceux qui ne sont pas fous de la folie commune.
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bipolaire modérée

Message  chispa le Lun 7 Juil 2008 - 20:13

Je suis tombée des nues quand le psychiatre que j'ai été voir pour un bête problème de désorganisation, et un peu speed de temps en temps, m'a diagnostiquée bipolaire. Dans mon cas, je pense que n'importe qui à qui je le dis, (même mon médecin traitant, même le psychiatre qui suis un jeune que je reçois toute les deux semaines une journée comme famille d'accueil) à difficile à le croire. Effectivement, je serais un cas modéré, j'ai eu la chance d'avoir une hygiène de vie proche de celle que l'on reccomande aux bipolaires, suite à mes convictions religieuses, ce qui a probablement aidé à m'éviter l'hospitalisation jusqu'à maintenant. Plus on creuse dans ma vie passée, plus il m'a l'air évident que le psychiatre ne se trompe pas (à mon grand désespoir). Si quelqu'un m'offre la possibilité de retourner deux mois en arrière, et de me ramener au moment ou j'ai décidé d'aller voir le psy pour la première fois afin de changer le cours du temps, je donne tout ce que j'ai. Jusqu'à maintenant je préfèrerai toujours ne pas savoir.
Donc, c'est bien possible que tu puisses être bipolaire et que cela ne se remarque pas trop. Tu peux avoir appris, simplement par expérience et force de volonté à contrôler les envies que l'excès d'émotion provoque (comme l'envie d'achat), tu t'automédicamente avec de la drogue (pas une bonne idée, bien sûr, quitte à prendre une drogue autant prendre celle que t'offre les médecins qui est mieux contrôlée et qui a moins d'effets secondaires). En tout cas rien t'empêche de chercher une équipe de spécialistes de la maladie et demander un troisième avis.
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Re: du mal a m accepter bipo

Message  etienne le Mar 8 Juil 2008 - 13:41

bonjour Petitenajia,

Avant, les troubles maniaco-deppressifs étaient facile à diagnostiquer. Il n'y avait pas de médicaments et les patients souffraient donc de folie maniaque ou dépression sévère.

Depuis la classification mondiale DSM4, on a inclus d'autres troubles dans cette maladie qui s'est du coup appelée trouble bipolaire pour y inclure les formes atténuées (comme moi), les cycles rapide (alternance rapide de up et de down), et les terribles phases mixtes (qui sont une combinaison de certaines caratéristiques de la dépression et de la manie en même temps!)

Du coup, il est plus dur au psychiatre de bien diagostiquer une maladie, surtout s'il ne te voit qu'une fois. Pour un bon diagnostique, il faut avoir vu le patient en phase stable, en phase dépressive et en phase haute.
Et en général, en phas hypomaniaque, le patient se sent super bien et ne consulte pas. Mais l'entourage peut alors témoigner.

Tu présentes les éléments de la maladie bipolaire car tu parles d'angoisse, d'idées suicidaire, de malaise mais à d'autres moments, d'excitation, de débit excessif de la parole, de sommeil réduit, d'irritabilité, d'yperactivité.

Selon ton contexte, la fréquence des phases, leur amplitude et la gene pour ta vie sociale, le psychiatre parlera ou non de troubles bipolaires.

Je te recommande la lecture d'un livre de poche récent, facile à trouver, pas cher (moins de 10 €), écrit par un psychiatre, très abordable. C'est le miroir de Janus. Il décrit en 250 pages toutes les facettes de notre maladie.

Je te mets le lien : http://bipolairemd2008.forum-actif.eu/bibliographie-annexes-f16/le-miroir-de-janus-t76.htm

bonne lecture
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Quid du diagnostic, et qu'en faire ?

Message  Jacques le Mar 8 Juil 2008 - 13:48

Bonjour, petitenajia. Smile

Deux questions au moins dans ce que tu nous dis :
• Quel diagnostic réel ?
• Que faire de ce diagnostic ?

• Diagnostic réel. Les soignants de l'hôpital ont fait leur travail vraisemblablement en remplissant une fiche d'échelle ou de tests comme il commence à en circuler, en faisant intervenir/témoigner l'entourage. Mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitation.
Avec tout ce que tu nous as écrit, tu peux consulter quatre psychiatres différents et obtenir quatre diagnostics : trouble bipolaire, cyclothymie (forme atténuée du trouble bipolaire), personnalité borderline (automutilation, addictifs…) ou encore trouble schizo-affectif (hallucinations…) à tendance dépressive… Il n'y en a pas un pire que les autres. La personnalité borderline peut être solo ou s'ajouter à un autre trouble.

Je crois que le mieux pour toi est de consulter un autre psychiatre, pourquoi pas un spécialiste parisien (Dr Gay ou Dr Hantouche). Les hôpitaux ont pour «consigne» de ne pas faire trop durer les hospitalisations et de «faire circuler».

Pour ma part, j'aime assez l'approche qui commence à être pratiquée aux USA, approche qui part d'un principe de bipolarité qui est le trouble médian, le plus englobant au niveau de la constellation des symptômes : ne pouvant établir dans l'immédiateté un diagnostic précis, ils prescrivent un traitement thymorégulateur, c'est toujours cela de temps de gagné si le diagnostic de bipolarité est confirmé, sinon, c'est qu'il est nécessaire d'aller plus précisément vers le bas ou vers le haut de l'échelle des symptômes pour effectivement arriver à la prescription d'antidépresseur(s) ou de neuroleptique(s).

De toute façon, d'une manière générale, par exemple, si tu démarres du Lamictal sur le site Doctissimo, tu vas tomber sur "épilepsie" et la panoplie des traitements qui couvrent l'ensemble des troubles psychiques…

• Quel que soit le diagnostic, il reste à l'accepter et à «faire avec» son trouble. La prise de médicaments peut atténuer ses manifestations/symptômes, même dans le cas de la personnalité borderline (prise temporaire alors).
Ce qu'il faut savoir, c'est que les troubles sont rarement seuls et bien isolés par leurs symptômes : il peut y avoir plusieurs choses, et ça, c'est une des avancées, ici avec le DSM, sur ce qui s'est dit il y a trente ans.

Il est nécessaire de faire le ménage autour du trouble proprement dit. C'est à cela que servent par exemple des psychothérapies ciblées (généralement des TCC) : à soigner des personnalités pathologiques comme la personnalité borderline — je t'envoie quelques pages en pièces jointes d'un mail.
Quant au trouble lui-même, nous parlons aujourd'hui de psychoéducation, qui aide à l'observance médicamenteuse, à la connaissance et à la gestion personnelles du dit trouble, à l'abandon des conduites addictives…

Pour terminer mon post à cet instant, je te conseille de chercher à confirmer ton premier diagnostic, les personnes de l'hôpital ayant à mon avis fait un peu trop vite leur travail.
Ensuite, il y a à prendre sur soi, mais c'est en définitive assez peu de chose rapporté à l'amélioration du confort et de la qualité de vie. Ici, la psychoéducation, qui n'existait pas il y a trente ans, est un très bon apport des 10 à 15 dernières années de recherche.

À bientôt et bon après-midi. Bises Very Happy . Jacques Smile

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Re: du mal a m accepter bipo

Message  Invité le Mer 9 Juil 2008 - 6:52

je confirme pour la psychoéducation mais en cas de crises les médicaments sont obligatoires!

Savoir se gérer s'apprend quand on arrive à se stavbiliser un peu ,pas au début de sa maladie.

attendre c'est le plus dur mais tout est dur dans cette vie ordimal

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Re: du mal a m accepter bipo

Message  petitenajia le Sam 12 Juil 2008 - 9:05

Bonjour,

Je vous remercie énormément ! Very Happy C'est incroyable, j'ai l'impression que vous en savez mille fois mieux que certains psys que j'ai rencontré.

Bon, ma psychiatre me croit et elle me suit déjà depuis novembre 2007 et j'ai un traitement qui semble me convenir pour l'instant.
Je cherche encore les bons dosages pour éviter d'être up ou down mais je bascule encore souvent d'un état "je suis super bien" à "tout le monde m'agace !! aaarrrgggg!!!" et puis, je finis vers 20H par un gros coup de blues où je pleure toutes les larmes de mon corps.

Tout ça sur une journée Rolling Eyes

Mais bon, c'est moins violent qu'il y a 15 jours quand même et le principal, c'est que ce soit gerable.

Je retrouve la réalité dans les propos de Jacques. 4 psys peuvent donner 4 diagnostics différents, je comprends que j'avais un peu de mal à m'y retrouver.

Je n'ai pas le temps de m'étendre (dois aller au boulot) mais je finirai par une phrase qu'on a convenu avec ma psy:
"peut importe comment on nomme, le principal c'est de se soigner".

Allez mieux, vivre avec son trouble. Je fais du sport depuis peu, du sauna et du hammam après la piscine et déjà, ça aide.

J'ai abandonné les psychotropes, suivie pour cela aussi. Donc oui pour une psychoeducation, je l'ai enfin compris mais faut un peu de temps. bounce

Vous êtes tous supers en tout cas ! cheers cheers cheers
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Re: du mal a m accepter bipo

Message  Invité le Dim 13 Juil 2008 - 5:37

commment petite nagia faittu ta psychoéducation? pour te passer des psychotropes...
je voudrais pouevoir m'en passer , mais je ne n'y arrive pas trop de panique ,
il faut peutêtre pas que j'arrête si ce sont des crises de paniques!!

tous est différend dans les démarches psy:" ceci cela :"
enfin contente que tu puisse parfois avoir du soulagement Very Happy

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Re: du mal a m accepter bipo

Message  petitenajia le Dim 13 Juil 2008 - 9:40

Je prends des médicaments.

En fait, en parlant de psychotropes, je parlais surtout des drogues.

Sinon, j'ai un traitement (effexor et tercian) que je prends rigoureusement tous les jours. J'ai également des fleurs de Bach, rescue qui est super contre les crises d'angoisses et les coups de blues.
voici un petit lien:
http://www.sante-astuces.com/fleurs-de-bach.php

ça marche super bien et ça m'évite de prendre des anxiolytiques.

Dans mon cas, je sais que juste une psychoéducation, c'est insuffisant. Important, complémentaire mais ça ne "soigne" pas.

Ce serait comme dire à un diabétique: "surveille ce que tu manges mais ne prends pas d'insuline". Un diabétique a un régime particulier, qui évite des rechutes et équilibre sa santé, mais seul un traitement lui permet de vivre normalement au jour le jour.

C'est pareil pour le trouble bipolaire, c'est un dérèglement chimique sur lequel de bonnes pensées ou de bonnes intentions n'ont aucun pouvoir de guérison. Un traitement est nécessaire pour se stabiliser.

Et ensuite, lorsque tu te sentiras bien pendant une longue période, tu pourras voir pour une psychoéducation.

Il est nécessaire d'y aller étape par étape.

Si tu as d'autres questions, n'hésites pas Havillande.
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Angoisse

Message  chispa le Lun 14 Juil 2008 - 9:43

J'ai entendu souvent que les fleurs de Bach fonctionnaient.
Je me demande, (Angie a peut être une réponse Question ) si l'angoisse est vraiment due au trouble bipolaire, ou est un effet segondaire, du aux blessures, à la situation sociale, et à la solitude qui sont souvent les conséquences à long terme de la maladie?
Je pense à nos relations familiales boulversées, aux échecs professionnels ect..
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Re: du mal a m accepter bipo

Message  médicis le Lun 14 Juil 2008 - 14:31

chispa a écrit:J'ai entendu souvent que les fleurs de Bach fonctionnaient.
Je me demande, (Angie a peut être une réponse Question ) si l'angoisse est vraiment due au trouble bipolaire, ou est un effet segondaire, du aux blessures, à la situation sociale, et à la solitude qui sont souvent les conséquences à long terme de la maladie?
Je pense à nos relations familiales boulversées, aux échecs professionnels ect..

havillande,

ce qui marche plutôt bien chez moi, pour gerer mes difficultés, c'est la TTC! on apprends à repérer ses émitions et leurs corollaires négatifs, à les analiser et ,avec une autre approche, à réagir différemment!!!

pour l'angoisse, ça est mm bien indiqué!

Smile

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CTAH

Message  Jacques le Lun 14 Juil 2008 - 17:26

Bonjour, chispa. Smile

Ce n'est pas un hasard si le Dr Hantouche a créé le «Centre des troubles anxieux et de l'humeur» : c'est que beaucoup de choses se tiennent, et le trouble bipolaire ne se déplace que peu souvent tout seul…

Cela me rappelle que je m'étais lancé dans la lecture du livre Petit ou grand anxieux d'Alain Braconnier. Je crois que je ferais mieux, au point où j'en suis, de le reprendre depuis le début…

Tu t'en doutes bien, il n'est pas nécessaire d'être bipolaire pour être angoissé. Ce que tu écris est très proche de la réalité quant au manque de confiance en soi ; je crois simplement qu'il convient également de tenir compte du type de bipolarité, comme de la phase en cours. Il faut énormément tenir compte du facteur temps, dans un sens comme dans l'autre, c'est-à-dire dans le moins bien, puis dans le mieux-vivre.
Bon, faut pas trop tenir compte de notre modèle occidental où même le temps, c'est de l'argent. Qu'est-ce qui disait, Smaïn ? study «L'argent, ça va, ça vient, mais quand ça vient, ça va !» study . Bon ! Bof ! Faut laisser le monde pour ce qu'il est et le prendre pour ce que l'on veut en faire ! Reste à faire avec nos humeurs et c'est ben vrai que par moments notre confiance en nous en prend un coup derrière les zoreilles !
Mais, même au fond d'un igloo, il y a une sortie, qui, même si elle n'est éclairée de l'extérieur que tous les six mois, il reste !…

Les contraires de l'angoisse ? La placidité, la sérénité, la tranquillité… Tiens ! vais faire mon 'tit => (Clique ici) Arrow Placid Bertrand — Ça plane pour moi !

musique musique musique musique musique

Bonne fin de journée. Bises Very Happy . Jacques Smile

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Re: du mal a m accepter bipo

Message  petitenajia le Dim 20 Juil 2008 - 13:27

Jacques, qu'est-ce que tu entends par «Centre des troubles anxieux et de l'humeur» ?

Il y a des centres sur Paris ?
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Re: du mal a m accepter bipo

Message  Invité le Dim 20 Juil 2008 - 15:27

Bonjour petite najia,

Pourrais-u me dire si tu prends les Fleurs de Bach en gouttes ou en pastilles et combien tu en prends par jour ?
Et puis aussi qui te les a conseillées ?

Merci.

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Re: du mal a m accepter bipo

Message  petitenajia le Dim 20 Juil 2008 - 23:31

Je prends "rescue" qui est un mélange de fleurs de bach très connu.

On peut le trouver en pharmacie ou sur internet. C'est en pulvérisation, j'en fais 3 ou 4 selon mon état.

Ca marche très bien en cas de crises d'angoisses, de pensées sombres etc...

C'est une amie qui me les a conseillé et j'ai décidé de tester cela il y a quelques semaines pour palier autant que possible aux anxiolytiques, qui sont très efficaces, mais pas bon à prendre tous les jours.

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