Poésie : Les Mots des Autres_ les poèmes qui vous parlent...

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Poésie : Les Mots des Autres_ les poèmes qui vous parlent...

Message  Invité le Ven 4 Fév - 17:56

Insubordination des choses

Ce n’est pas tant ta maladresse
ce sont les choses qui se refusent
et qui t’agressent

le café qui se renverse
le savon qui glisse entre tes doigts
l’horloge qui te ment
le stylo qui fait des taches
la fenêtre qui n’accepte pas
qu’on l’ouvre
ou qu’on la ferme

Et dans la brume de ton miroir fêlé
le vieil homme au regard triste
qui te demande son chemin.

Serge Wellens, Poèmes de l’inconfort, éditions Folle avoine, 2010


Né en 1927 à Aulnay-sous-Bois (Seine Saint-Denis) de parents artistes de cirque, Serge Wellens fut libraire, et lié d’amitié dans les années 50 avec les poètes de l’École de Rochefort (Cadou, Manoll, Bérimont, Rousselot…). Il est décédé le 31 janvier 2010 près de La Rochelle où il vécut de nombreuses années.


Chaque semaine, le Centre du livre et de la lecture en Poitou-Charentes, partenaire de l'EMF, propose La Minute de poésie. exploration http://www.livre-poitoucharentes.org/ Inscrivez-vous et recevez chaque semaine un poème !
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Re: Poésie : Les Mots des Autres_ les poèmes qui vous parlent...

Message  Invité le Dim 6 Fév - 9:01

Merci fractal de ce joli poème!
je n'aime pas trop la poésie mais là cela m'a touchée ,va savoir pourquoi! Very Happy Very Happy Very Happy

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dédicace à stéphanie52 en deuil de sa grand-mère maternelle

Message  Invité le Jeu 10 Fév - 11:29

Je ne suis pas là

Ne t'attarde pas près de ma tombe à sangloter
Je ne suis pas ici, je n'y suis pas couché/e.

Je suis les mille souffles du vent
Je suis la neige en éclats de diamant
Je suis le feu solaire du grain mûri
Je suis l'automne en douce pluie.

Quand tu t'éveilles à la poussée du matin
Je suis le vif entrain mutin
D'un vol d'oiseaux en boucle silencieuse
Je suis la nuit les étoiles veilleuses;

Ne reste pas près de ma tombe à pleurer
Je ne suis pas là, je m'en suis allé/e.

(ma traduction du texte anglais anonyme Don't stand by my grave and weep)

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Re: Poésie : Les Mots des Autres_ les poèmes qui vous parlent...

Message  Invité le Lun 21 Fév - 12:47


Radishes Sunhorde ©2007-2011

Une poignée de radis
Du gros sel
Et du beurre écrasé
Sur le rebord de l’assiette ;
Elle a lavé les fanes
Pour la soupe de ce soir.
Elle raffole tellement
Des légumes du jardin,
Qu’elle a même mangé
Les radis
Qui décoraient
La faïence de sa vaisselle.

David Dumortier

Une femme de ferme, éd. Cheyne, 2003 - Poème offert avec l’aimable autorisation de l'éditeur
exploration http://www.livre-poitoucharentes.org/vie-litteraire/minute/890-dumortier.html


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Re: Poésie : Les Mots des Autres_ les poèmes qui vous parlent...

Message  Invité le Lun 21 Fév - 14:06

Bonjour, un poème de François Brousse


Non, je ne puis admettre un univers sans âme
L'azur prouve le jour et la chaleur la flamme.
L'odeur de l'aigle absent reste au trou de granit,
Je sens battre en mon coeur le sens de l'infini,
J'écoute tressaillir les éternels mystères !
L'Etre a formé l'essor extatique des Sphères
Et le rutilement des célestes émails.
Le souffle universel, dans les arbres du mail
Fait chanter le loriot, et, mouette sauvage,
Vole, bleuâtre éclair, le long des verts rivages,
Le sombre bois s'empreint d'une astrale harmonie
Un regard d'ange s'ouvre au fond des insomnies.

La matière éternelle et sans intelligence
Serait restée inerte au fond d'un rêve immense
Sans un orage monstrueux d'élan vital !
Quelle haleine engendra la bête et le métal ?
Qui donc, troublant la paix de la substance unique,
Qui donc la souleva d'un essor tyrannique ?
Quel géant, capturant Isis, la vierge ailée,
Distilla dans son sein les germes étoilés ?

Les organes vivants sont une harmonie sombre,
Une lyre parfaite aux cordelles sans nombre;
Nul doigt ne peut toucher l'une des fibres, sans
Faire chanter aussi l'ensemble frémissant.
Il faut un chef d'orchestre aux vastes symphonies,
Dont tressaille le monde énorme.
Qui le nie, Sinon les nains rageurs et les coeurs aveuglés ?
De la porte Univers l'esprit seul a la clé.

Homme, tu dis que l'âme est la frêle étincelle
Dont l'éclat rentrera dans l'ombre universelle
Sans laisser une trace aux abîmes amers
Pas plus que le bateau sombrant au fond des mers.

Tu la vois cependant, cette âme misérable,
Ainsi que l'aquilon qui courbe les érables,
Incliner sous son souffle et les peuples mouvants
Et le front des songeurs sur les sommets fervents,
Tu la vois enchaîner des foules stupéfaites
Au pas mystérieux et vaste des Prophètes,
Tu la vois exalter des millions de coeurs
Parmi le tourbillon des poèmes vainqueurs,
Tu la vois étager des monuments superbes
En marbre, en toile, en bronze, en or, en chiffre, en verbe,
Et parfois reconstruire à côté du soleil
Un astre de beauté, plus chaud et plus vermeil.
Tu la vois s'enivrer de vérités conquises
Et comme l'aigle vole au dessus des banquises
Planer dans un sourire impérial, pendant
Que son ombre sacrée dompte les ans grondants.

Tu la vois dominer sous ses ailes immenses,
Les pics inviolés de l'obscur avenir,
Ainsi qu'une comète aux cheveux en démence
Elle brûle les noirs firmaments de saphir,
Elle plonge en rêvant dans le futur sublime
Sous ses regards de feu la porte de l'Abîme
S'entr'ouvre dévoilant le sort des nations.
Calme, elle veut bâtir l'éternelle Sion,
Et, pétrissant le monde énorme à son image,
Elle crée le Prophète, elle engendre le Mage !

Le sombre Himalaya que l'ouragan étreint
Comme un roi monstrueux sous un cercle d'airain
Et qui regarde fuir, du haut de son extase,
Le ruisseau des humains murmurant à sa base,
Un jour s'écroulera sous le rubis pesant
Des tonnerres, unis aux noirs fleurons des ans.
Mais toi, l'âme Immortelle, ainsi qu'une colombe,
Tu planeras, resplendissante, sur sa tombe,
Montrant à ce titan que le gouffre a dompté
Le triomphe de l'aube et de l'éternité 1

L'espace est l'atelier d'un forgeron sublime,
L'esprit de Dieu parcourt les cercles de l'Abîme,
Les souffrances sans doute engendreront demain
Sous le marteau d'azur des bonheurs surhumains,
Jéhova, l'alchimiste au masque de phosphène,
Avec les os des morts compose un vin d'aurore.
Un jour, sur les sommets brusquement radieux,
Les vivants le boiront et deviendront des dieux,
Devant le grand destin, qu'importent nos chimères !
Qu'importent la clameur des bouches éphémères !

Le monde immensément s'élance vers les cieux,
Les astres, éblouis de rêve, sont ses yeux,
Les volcans râclent son désir sur les planètes,
Dans son sang bondissant les ouragans se jettent,
Le prodigieux coeur des mers se gonfle et bat.
A travers la terreur cosmique des combats,
Tout monte, tout grandit, tout fleurit, tout aspire,
Vers la lumière sainte et l'éternel empire
L'insondable palpite au zénith des soleils
Hommes, bêtes et dieux dressent leur front vermeil,
Leurs entrailles broyées pleurent dans la clepsydre
Leur chevelure amère est fourmillante d'hydres,
Ils tombent sous l'assaut innombrable des rats.
Mais un jour un rayon sacré transformera
Sous l'oeil mystérieux des firmaments étranges
La chenille du monde en flamboyant Archange.

( tiré de l'Aigle blanc d'Altaïr )

http://fr.wikipedia.org/wiki/François_Brousse

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DIPTYQUE DU SILENCE ~ Marcos Siscar

Message  Invité le Lun 28 Fév - 13:07

// la minute de poésie

Ce poème vous est offert avec l’aimable autorisation de l'éditeur
à l’occasion du concours “ Fabriquez un poème 2010-2011 ” *.

* Arrow http://www.livre-poitoucharentes.org/vie-litteraire/actions-jeunes-publics/fabriquez-un-poeme/542-fabriquez-un-poeme-edition-2010.html


DIPTYQUE DU SILENCE

II.

J'ai été interdit de silence. Je connais bien ce qui fait mal. Je lis sur chaque partie de mon corps l'histoire d'une humiliation. Quand on mâche le bâillon il n'y a que le corps qui médite, mélancolique, volontariste, hors de ses gonds, en deçà ou au-delà de ce dont il s'agit. Le corps ne tait pas, il est du témoignage volontaire. Le corps revendique le droit à la parole. Ce qui n'a pas été dit peut-il être oublié ? Seul ce qu'on tait doit être dit. Le verbe s'est fait chair par le silence. Mes mains font les gestes d'un paysan, dont la féroce agriculture m'apporte la promesse de l'oubli.

Marcos Siscar, Le rapt du silence, éditions Le temps qu'il fait, 2007.
(Traduit du portugais - Brésil par Raymond Bozier et l'auteur)
exploration http://www.livre-poitoucharentes.org/vie-litteraire/minute/896-marcos-siscar.html

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Re: Poésie : Les Mots des Autres_ les poèmes qui vous parlent...

Message  Invité le Lun 28 Mar - 10:13

// la minute de poésie

Ô lune là-haut sur l’horizon,
sur une branche fleurie,
si n’eût été ton entremise,
jamais je n’aurais connu ce que pouvaient être
les paysages de la mort.
Mon corps se consume de passion d’amour,
eh bien, dis-moi, par Dieu :
cette joue que l’on te voit,
est-elle pur argent ou aspic venimeux ?

Quand mon ami tant me navra,
je réagis avec fierté,
mais sans pouvoir m’en empêcher,
de peur de mourir,
je lui répétai ces paroles
qu’une demoiselle chante à son ami :

« Je ne veux, moi, pour me cajoler,
nul autre que ce petit jeune homme brun.
»



Extrait d’un poème du recueil Trente poèmes d’amour
(de la tradition mozarabe andalouse du XIe au XIIIe siècle),
traduit de l’espagnol par Michel Host (2010)
et reproduit avec l’aimable autorisation des éditions L’Escampette.

exploration http://www.livre-poitoucharentes.org/loeescampette-e6.html

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Re: Poésie : Les Mots des Autres_ les poèmes qui vous parlent...

Message  Invité le Lun 30 Mai - 11:30


La minute de poésie - Hommage à Michel Boujut
Sujet: La minute de poésie - Hommage à Michel Boujut
Date d'envoi: 2011-05-30 10:39:50

Le Baptême du poète

Il s’est jeté au feu avec nous
et maintenant il ne pourra plus jamais
retourner chez les serpents
chez les glissants, chez les rampants
chez les fuyants entre deux eaux.

Il a la marque sur son front
il a la fièvre dans ses veines
et sur ses lèvres dévorantes
il a posé le pur charbon.

Quoi qu’il arrive à son étoile
quoi qu’il décide en son sommeil
il est marqué par notre amour
il est choisi pour un bonheur
qui s’élève à notre horizon.

Il a quitté la tour d’ivoire
il a choisi la tour de feu
et le compas des solitudes
n’aura plus centre dans son cœur.


Pierre Boujut, in réédition du n°47 de La Tour de Feu

À la mémoire de Michel Boujut, décédé dimanche 29 mai à Paris, le Centre du livre et de la lecture publie ce poème de son père. Nous exprimons notre profonde tristesse, et invitons à retrouver Michel Boujut dans le portrait réalisé par Les Yeux d’IZO, Arrow http://www.livre-poitoucharentes.org/authors/actuauteurs/995-deces-de-michel-boujut.html

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Re: Poésie : Les Mots des Autres_ les poèmes qui vous parlent...

Message  Invité le Mar 21 Juin - 6:58



La trace

À qui veux-tu parler ?
Les trottoirs sont déserts,
Un petit soleil mort
Ou le crachat d’hier
Se sèche sur le mur.
Ô veine de mica,
Tesson, mucus, paupière,
Trace d’une lueur
Absorbée par la pierre,
Ne t’éteins pas encore,
Reste d’un geste humain
Ou souvenir du jour,
Illumine ce peu
D’espace consolable
Où ma vie comme un poing
Serre ses derniers rêves.


Jacques Borel, Sur les murs du temps, éd. Le temps qu'il fait, 1989
Écrivain français (1925 – 2002), Jacques Borel a obtenu le prix Goncourt en 1965 pour son roman L’Adoration (éd. Gallimard).

Ce poème vous est offert avec l’aimable autorisation de l'éditeur.
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Re: Poésie : Les Mots des Autres_ les poèmes qui vous parlent...

Message  Invité le Mar 21 Juin - 12:54








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Mignonne, allons voir si l'arthrose
Qui ce matin, tant m 'ankilose
Depuis qu'a sonné mon réveil
Pour clore une nuit de sommeil
Aura perdu de sa vigueur
Après un footing d'un quart d'heure.
Las ! Voyez comme sont les choses,
Il faudrait que je me repose.
Mes maux, loin de se calmer
Las, las, ne cessent d'empirer
Ô vraiment, marâtre nature
Avec l'âge la douleur perdure !
Donc, si vous m'en croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté
Avant que ne ternisse votre beauté,
Pour assouvir toutes envies
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie !






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Message  Invité le Mar 21 Juin - 14:04

Very Happy

@ JB, Amitié

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Re: Poésie : Les Mots des Autres_ les poèmes qui vous parlent...

Message  Invité le Mar 28 Juin - 11:26



Je crois aux anges…

Je crois aux anges qui marchent dans le monde
Je crois en la Déesse aux yeux de diamant
En des amours lunaires et un piano au fond
Aux légendes, aux fées et aux atlantes.

Je crois en un esprit qui faillit plus fécond
D’harmoniser ses membres dissonants
Je crois tout éternel en une seconde
Je crois au ciel futur qui fut avant

Je crois aux dieux d’un aura plus pur
Je crois en l’humble fleur qui se soutient au mur
Et je crois en la chair envoûtant l’au-delà,

Je crois en l’incroyable, aux choses étonnantes
En l’occupation du monde par les roses
Je crois que l’amour a des ailes d’or. Amen.


Natália Correia, poème traduit par Pierre Rivas, Vingt et un poètes pour un XXe siècle portugais, éd. L'Escampette, 1994.

Ce poème vous est offert avec l’aimable autorisation de l'éditeur. Arrow http://www.livre-poitoucharentes.org/loeescampette-e6.html

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oiseau


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Re: Poésie : Les Mots des Autres_ les poèmes qui vous parlent...

Message  Invité le Mar 28 Juin - 11:32

cool merci

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Re: Poésie : Les Mots des Autres_ les poèmes qui vous parlent...

Message  Invité le Lun 11 Juil - 11:45



Vingt-cinquième poème

Bête me veut bête me prend
Bête je suis bête jolie
Bête à peau blanche et non velue
Bête allongée et prête au bond
De muscles durs toute sculptée
De force en boule qui fait feu
Lui faut de chair apaiser dents
Brodeuses d’amour en morsure
Lui faut d’élans à pleine chair
Assouvir ses muscles d’étreintes
Et faut que chair à chair s’enroule
Et que gorge étrangle des cris
Que peau déchire et que sang perle
Et faut que joie aille à douleur
Bête me veut bête me prenne
Et que bête s’écroule en heur


Pierre Albert-Birot, Poèmes à l’autre moi, éd. Gallimard/collection « Poésie », 2004.
Écrivain, dramaturge et poète né à Angoulême, Pierre Albert-Birot (1876 - 1967) fut le fondateur en 1916 de la revue SIC (Sons, Idées, Couleurs), creuset des avant-gardes littéraires et artistiques qui associa Guillaume Apollinaire, Louis Aragon, Max Jacob, Pierre Reverdy, Philippe Soupault, Tristan Tzara... Poète de l’optimisme vitaliste, Albert-Birot laisse une œuvre très abondante rééditée par Rougerie (poésie, théâtre), Jean-Michel Place (prose) et Gallimard (dans la collection Poésie).

Texte publié avec l’aimable autorisation des éditions Rougerie, éditeur du recueil Poèmes à l’autre moi en 1982.[/url]

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cat

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Re: Poésie : Les Mots des Autres_ les poèmes qui vous parlent...

Message  mireille le Lun 11 Juil - 12:01



.a ma mère disparue

coeur coeur coeur coeur
Trente cinq ans ont passé
Et j'y pense toujours
Rien ne peut effacer
Ce grand chagrin d'amour
Tu es partie trop tot
Je n'ai pas eu le temps
De te dire ces mots
Maman je t'aime tant
Je hais le destin
Qui m'a privé de toi
C'était déjà pas bien
Qu'il m'ait pris mon papa
Je n'avais que cinq ans
J'avais rien fait de mal
J'étais triste et pourtant
J'ai gardé le moral
C'est bien sur grace a toi
O ma mère cherie
Tu m'as pris dans tes bras
Donné gout a la vie
Quand je suis déroutée
Je te sens pres de moi
Tu m'aides a supporter
Mes peines et mes tracas
La mort ne m'effraie pas
Car je sais que la haut
Je viendrai prés de toi
Pour trouver le repos

coeur coeur coeur coeur

mireille

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Date d'inscription : 02/08/2008

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