Consommation de psychotropes, genre et niveau de vie

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Consommation de psychotropes, genre et niveau de vie

Message  Invité le Lun 29 Mar 2010 - 7:42

Consommation faramineuse de psychotropes chez les femmes en Belgique (allant jusqu'à 1 sur 4)
PsychoMédia - Publié le 23 mars 2010
En Wallonie, 15,8 % des femmes prennent des médicaments anxiolytiques (tranquillisants), soit 2 fois plus qu’il y a 10 ans, et 15 % se voient prescrire des somnifères, selon une étude de l'Institut de santé publique.

En Flandre, la prescription de somnifères a doublé (12,7 % des femmes s'en voient prescrire, contre 5,6 % en 1997). Bruxelles est en tête des prescriptions d'antidépresseurs : 9 % des femmes contre 8,4 % en Wallonie et 6,5 % en Flandre.

Il y a d'importantes disparités régionales et provinciales dans la prescription de psychotropes. Dans la province de Luxembourg, 27% des femmes s'en voient prescrire, soit deux fois plus qu'au Limbourg (13,6 %).



Les femmes ayant les plus faibles revenus et le moins de scolarité sont les plus touchées.

Les Belges sont, avec les Français, les plus grands consommateurs de médicaments psychotropes en Europe.

La ministre fédérale de la Santé, Laurette Onkelinx (PS), a réuni, mardi dernier, les représentants des généralistes (principaux prescripteurs), des sociétés scientifiques de médecine générale, et de l'assurance-maladie (Inami) afin d'élaborer un plan visant à limiter la consommation d'antidépresseurs, d'antipsychotiques, de benzodiazpines (anxiolytiques) et de somnifères.

Rappelons que plusieurs de ces médicaments présentent des effets secondaires néfastes qui peuvent être sérieux et certains (notamment les anxiolytiques) engendrent très rapidement une dépendance.

Voyez également:

4 fois plus d'enfants hyperactifs prenant des médicaments en 4 ans (Belgique, mars 2010)

Psychomédia avec source:
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Re: Consommation de psychotropes, genre et niveau de vie

Message  chispa le Lun 29 Mar 2010 - 10:39

Il ont mis un extrait du document que j'ai mis en ligne il y a quelques semaines.. celui sur les benzodiazépines..

En tout cas ces statistique montrent qu'il y a un lien entre la pauvreté et la santé mentale.. C'est tellement évident!
C'est dépressogène d'être pauvre et exclu.. pas besoin d'une maladie génétique pour craquer, et ça aide ceux qui l'ont cette maladie à en souffrir bien plus. Puis être malade, ça n'aide pas à travailler alors ça mène à la pauvreté.. c'est un cercle vicieux.

La différence entre le chiffres de la Wallonie et de la Flandres trouvent aussi probablement une explication du même registre. La Flandre a bénéficiée ces dernières années d'un succès économique, et le niveau de qualité de vie a beaucoup augmenté. Tandis que la Wallonie, avec ces bassins industriels sidérugiques et charboniers en plein déclin a connu une grosse augmentation du taux de chômage et de la pauvreté..


Je pense qu'il y a aussi un lien avec une consommation supérieure de psychotropes, et le fait que les femmes travaillent en moyenne plus d'une heure par jour que les hommes. (heures de travail réel y compris vie domestique)
C'est à dire, elle ont souvent plus de responsabilités (vie professionnelle, et vie familiale) donc plus de stress, dont elles craquent plus.. c'est aussi logique..
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Re: Consommation de psychotropes, genre et niveau de vie

Message  geispe le Lun 29 Mar 2010 - 12:32

qu'il y a un lien entre la pauvreté et la santé mentale.. C'est tellement évident!
ne peut-il pas y avoir un lien avec la facilité d'accès aux psychotropes, plutôt, une sorte de banalisation ?
les médicaments facilitant aussi le suicide, par exemple... ? parce qu'il y a des plus pauvres ailleurs aussi... et belges et français ne sont pas les plus pauvres, en Europe ?

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Re: Consommation de psychotropes, genre et niveau de vie

Message  chispa le Lun 29 Mar 2010 - 12:43

Les pauvres chez les français et les belges se sentent plus pauvres en se comparant avec les riches de leur quartier, ou du quartier d'à côté. c'est la sensation subjective d'exclusion qui origine l'angoisse et la dépression..
Etre pauvre et constamment soumis à vivre sa pauvreté en cotoyant la luxure de ses voisins..
Et les belges et les français ont accès à la sécurité sociale.. donc il est facile de prescrire des psychotropes pour atténuer une angoisse sociale puisque les médicaments sont remboursé (en évitant la révolution peut être?)
En moyenne les français et les belges sont plus riches, mais l'écart entre les riches et les pauvres, ceux qui ont accès à l'emploi et ceux qui ne l'ont pas se creuse de plus en plus dans les deux pays, les études le montrent.
Avant la religion était l'opium du peuple, aujourd'hui.. moins de religion, mais toujours besoin d'opium.. alors?
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Re: Consommation de psychotropes, genre et niveau de vie

Message  Invité le Lun 4 Oct 2010 - 10:17

Le premier traitement du trouble bipolaire (ou maniaco-dépression) se produit souvent lors d'une phase aigue d'un épisode de manie. Les stabilisateurs de l'humeur et les médicaments antipsychotiques sont alors les médicaments les plus utilisés. Les benzodiazépines peuvent aussi être utilisés à la place des antipsychotiques ou comme médicament additionnel. Les antidépresseurs sont également souvent utilisés pour les épisodes dépressifs. (Voir plus bas pour des informations sur ces médicaments.)

Rappelons que, bien que souvent essentielle pour le contrôle de la maladie, la médication est aussi souvent insuffisante pour un contrôle satisfaisant à long terme. La compréhension des symptômes et adaptation à la maladie jouent aussi un rôle crucial.

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traitement ainti douleur

Message  Invité le Mer 6 Oct 2010 - 8:32

Ils sont dits périphériques car ils agissent au niveau local (plutôt que sur la transmission des signaux de douleur au niveau du cerveau comme les médicaments morphiniques des deux autres niveaux). Plusieurs de ces médicaments sont disponibles en automédication (vente-libre).

Les antalgiques de niveau 1 incluent:

- l'aspirine
- le paracétamol (acétaminophène)
- les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l’ibuprofène, le kétoprofène, le naproxène, etc.
- le néfopam (Acupan), uniquement disponible en injections
- la floctafénine.

Les antalgiques de palier 2: les antalgiques morphiniques faibles ou (mineurs)

Les médicaments antalgiques de palier 2 sont destinés aux douleurs modérées ou sévères ou aux douleurs insuffisamment soulagées par les antalgiques de palier 1.

Ce sont des opioïdes dits faibles. Il s’agit de molécules proches de la morphine (et donc de l’opium). Ils sont souvent combinés avec des antalgiques non morphiniques de niveau 1 car, pris isolément, leur efficacité n'est souvent pas supérieure aux médicaments de niveau 1. Ils ne sont disponibles que sur ordonnance, à l’exception de certaines associations de la codéine.

Ils incluent, seuls ou associés à l’aspirine ou au paracétamol:

- la codéine
- la dihydrocodéine
- le dextropropoxyphène (DXP)
- le tramadol

L'Agence européenne du médicament (Emea) a recommandé, en juin 2009, le retrait du marché européen des médicaments contenant le dextropropoxyphène (DXP). Le Di- Antalvic et ses génériques, contenant du dextropropoxyphène en combinaison avec le paracétamol (acétaminophène), sera ainsi retiré du marché. Le retrait complet sera réalisé sur un an en France. L'agence européenne a estimé que les risques de ces médicaments, en particulier celui de surdosage mortel, volontaire ou accidentel, seraient supérieurs à leurs bénéfices.

Par ailleurs, un comité de la FDA, l'autorité américaine du médicament, a recommandé le 1er juillet le retrait du marché américain des médicaments antidouleurs de niveau 2 qui contiennent du paracétamol (acétaminophène). La décision définitive de la FDA est à venir.

Les antalgiques de palier 3: les antalgiques morphiniques (ou opioïdes) forts ou majeurs

Les médicaments antalgiques de palier 3 sont destinés aux douleurs intenses qui sont rebelles aux autres antalgiques.

Ils s'agit de la morphine et de substances apparentées. Ils incluent:

- la morphine
- la buprénorphine (30 fois plus puissant que la morphine)
- le fentanyl (100 fois plus puissant)
- l'hydromorphone
- la nalbuphine (2 fois plus puissant)
- l' oxycodone (OxyContin)
- la péthidine (Demerol)

Autres médicaments psychotropes

D'autres médicaments psychotropes de classes non spécifiquement destinées au soulagement de la douleur sont aussi utilisés:

- Certains antidépresseurs (Anafranil, Clomipramine, Laroxyl, Tofranil) pour le traitement des douleurs neuropathiques.

- Le neuroleptique Tiapridal et ses génériques pour le traitement des douleurs rebelles.

- L'anxiolytique benzodiazépine tétrazépam (Myolastan, Tétrazépam), pour son effet relaxant musculaire.

- Certains antiépileptiques: la carbamazépine (Tégrétol) pour le traitement des névralgies rebelles de la figure et des douleurs neuropathiques; la gabapentine (Neurontin) pour le traitement des douleurs du zona; la prégabaline (Lyrica) pour le traitement des douleurs neuropathiques (autorisé pour le traitement de la fibromyalgie aux États-Unis et au Canada).

Voyez également:

Augmentation des overdoses d'antidouleurs opioïdes prescrits (douleur chronique)
Une carence en vitamine D amplifie la douleur chronique
Dossier: Douleur chronique

Psychomédia avec sources:
WebMD, Eurekasante, OMS

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